Nicolas Colsaerts prend sa retraite: "Il a ouvert la porte du golf en Belgique"
Son ancien entraîneur Michel Vanmeerbeek aurait aimé que le "Belgian Bomber" s'en aille au terme d'une dernière saison flamboyante.

- Publié le 23-09-2025 à 20h31

Un livre du golf belge se refermera le 5 octobre à l'occasion de l'Alfred Dunhill Links Championship. Nicolas Colsaerts, 42 ans, mettra un terme à sa carrière… là où il avait prolongé la sienne il y a un an en achevant le parcours écossais à la deuxième place.
Il atteindra alors la barre symbolique des 500 tournois disputés sur le DP World Tour. "C'est une chose qui m'embêtait de ne pas avoir réussi à faire 500 tournois. Je suis là depuis 25 ans", confiait le Bruxellois dans la presse française où il dispute un Open cette semaine. "Je sais que cela fait longtemps que je tire sur la corde mais je vis mes dernières semaines sur le circuit européen. Cela fait deux ou trois ans que je pense à raccrocher. Je n'ai plus l'énergie pour jouer 25 à 30 semaines par an", explique celui qui est là depuis 2001.
Propriétaire de trois titres sur le DP World Tour, le Belgian Bomber laisse une trace immense sur le golf belge. "Il a ouvert la porte du golf à la Belgique", résume l'un de ses coachs historiques, Michel Vanmeerbeek. "Avant lui, nous avions Philippe Toussaint dans les années '70. Il laissera un grand vide sur le circuit européen."
À 42 ans, ce pur talent était usé tant physiquement que mentalement. En mai, il nous confiait déjà lors du Soudal Open d'Anvers qu'il raccrocherait après avoir atteint les 500 tournois. "Il n'avait plus le feu sacré, reprend notre consultant. J'aurais aimé qu'il dispute cette dernière année à fond. J'aurais aimé une sortie flamboyante. Là, je suis un peu triste. Il était prêt à stopper tout il y a un an, mais son résultat en Écosse l'a obligé à prolonger sa carrière de 12 mois. Il n'a pas encore 50 ans. Il n'est pas blessé. Je vois cet arrêt comme une sorte d'abandon. Je ne suis pas surpris. Nous savions qu'il vivait ses derniers mois. Nous ignorions juste la date de fin."

Nicolas Colsaerts a coché les deux rêves de sa vie : participer à la Ryder Cup et aux Jeux olympiques. Il s'est ensuite mis en tête d'atteindre le cap des 500. "C'est plus un cap symbolique. Il n'est pas le premier à le franchir. Ce chiffre signifie une certaine longévité. Il a du vécu sur le circuit. On se souviendra de ses trois titres. Depuis 2001, il n'a pas obtenu sa carte chaque année, mais il a marqué l'histoire de notre sport."
Il a promis qu'il stopperait en Écosse même s'il venait à l'emporter. Là, il effectuerait une sortie flamboyante pour ponctuer une année marquée par 22 tournois disputés avec seulement 12 cuts franchis.