Cosyns de retour en Belgique après avoir été le 20e homme à Tokyo: "Heureux pour leur médaille d'or… qui n'est pas la mienne"
Tanguy Cosyns, le 20e Red Lion, a digéré son absence à Tokyo grâce au tennis et au Racing.

- Publié le 09-09-2021 à 11h32
- Mis à jour le 09-09-2021 à 11h33

Un assist après 120 secondes sur le but de Charlier, un pc direct, une phase victorieuse sur pc avec Wegnez ainsi qu'une belle présence à l'avant. Tel est le début réussi de Tanguy Cosyns au Racing.
Le Red Lion a assuré lors de ses retrouvailles avec le championnat de Belgique. Il ne s'attendait pas à un tel score face à l'équipe qui a pris 5 des 9 derniers titres mis en jeu. Que ce soit avec le fond de jeu ou l'ambiance, l'ancien joueur d'Amsterdam est tombé sous le charme du club bruxellois.
En mai, il avait quitté les Pays-Bas au bout d'un bail de 3 ans où il a été à l'école des Pruijser, Bakker et autres Verga. "J'avais eu des contacts avec Bloemendaal, mais je voulais relever le défi à Amsterdam. Je recherchais ce style offensif où on force les combinaisons pour créer des opportunités."
En mai, il a repris le chemin des Red Lions durant quelques semaines avant que Shane McLeod ne le prévienne qu'il ne ferait pas partie du voyage olympique à Tokyo. L'ancien joueur du Daring a atterri à l'ingrate 20e place, celle où le joueur reste dans l'ombre. Sans espoir ou presque. "J'avais senti venir cette non-sélection", commente-t-il de manière très rationnelle. "Je n'ai pas mal presté. J'ai fait mes preuves. Il existe deux sortes de coachs, ceux qui gagnent avec les mêmes soldats et ceux qui cherchent en permanence à apporter des changements pour améliorer. Malheureusement pour moi, Shane McLeod appartient à la première catégorie. Avec la blessure de Tom Boon, j'ai été mobilisable jusqu'à la veille de la cérémonie d'ouverture."
Il ne crache pas dans la soupe des Lions. "Je suis toujours au service de l'équipe. Je respecte les choix du coach. Je sais où je me situais. Je sais où Shane me situait. J'avais conscience de ne pas être assez haut dans la liste."
Pourtant, les choix du coach ne lui ont pas été favorables ces 5 dernières années. Le Cozze, vice-champion olympique à Rio, s'est retrouvé dans les tribunes lors de la Coupe du monde, des championnats d'Europe à Anvers et à Amsterdam ainsi que lors des JO de Tokyo. En juillet, il a repris le chemin du Racing pendant que les Red Lions brillaient en Asie. L'attaquant de poche n'a pas manqué une miette de tout le tournoi des Lions, mais aussi des compétitions des autres Belges et des internationaux.
"J'ai même pris un abonnement à la télévision pour tout voir. J'en ai profité pour commencer ma carrière de joueur de tennis cet été. Au début, j'ai joué avec mon papa pour m'occuper l'esprit. Puis, j'ai rejoint l'équipe d'interclubs. J'ai joué des tournois toutes les semaines. Je monte sur le terrain tous les jours. J'ai commencé en messieurs 6 pour monter en messieurs 5."
Il n'a pas perdu le moindre match. "Mais j'adore le hockey. Je ne suis pas du tout dégoûté. J'étais heureux de revenir au Racing à la fin du mois de juillet. Nous avons bossé un maximum pour être prêts."
"Ce n'est pas fini"
Dans les prochaines semaines, il rencontrera le nouvel entraîneur des Red Lions, Michel van den Heuvel. L'attaquant rêve de repartir avec de réelles chances de jouer les grands tournois. "Avec la BNT, je me vois comme un médaillé d'argent olympique. Je ne suis pas un médaillé d'or. Je suis super heureux pour les Red Lions. Ils méritent amplement cette médaille d'or. Mais ce n'est pas la mienne. Celle de la Coupe du monde ne m'appartient pas non plus. La médaille d'argent de Rio est à l'image de ma carrière."
Cosyns a confiance dans l'avenir malgré ses 30 ans.
"Mon parcours n'est pas fini. Je m'accroche. Je prends beaucoup de plaisir avec l'équipe nationale", conclut-il.
Avec le Racing aussi.