Marten Van Riel finit au pied du podium après avoir tout tenté: "Le pire scénario envisageable"
Au pied du podium olympique après avoir tout tenté, l'Anversois donne rendez-vous en 2024.
- Publié le 26-07-2021 à 13h16
- Mis à jour le 26-07-2021 à 14h49

Marten Van Riel l'avait annoncé : "Le pire serait de terminer 4e ou 5e de la course." Pourtant, ce lundi, c'est bel et bien au pied du podium, "la place la plus ingrate", que l'Anversois, déjà 6e à Rio, a bouclé son deuxième triathlon olympique.
"J'ai tout donné pour ne rien regretter mais les trois premiers ont couru trop vite dans le dernier tour. Je ne termine pas aussi proche d'eux que ce que j'aurai pu espérer mais cette 4e place reste une grosse déception", analysait calmement le n°4 mondial à l'arrivée de l'épreuve tokyoïte. "Les Jeux, ça reste un événement spécial car tout le monde s'y intéresse. Terminer cette compétition au pied du podium après 5 ans de travail intense, ça fait donc très mal."
Franchissant la ligne d'arrivée du Marine Park d'Odaiba 48 secondes après le champion olympique, le Norvégien Kristian Blummenfelt, et 28 secondes après le médaillé de bronze néo-zélandais Hayden Wilde, Marten Van Riel (28 ans) a ainsi sans doute vécu "le pire scénario envisageable" dans la capitale nipponne. "Contrairement aux derniers Jeux olympiques où j'ai profité de circonstances favorables pour terminer devant, tout ne s'est pas déroulé comme je l'espérais cette fois-ci, peste celui qui avait bien entamé les débats en sortant de l'eau dans le groupe de tête. Avec les huit autres concurrents, nous formions un groupe idéal pour aller loin mais nous n'étions que trois ou quatre (NdlR : dont le Français Vincent Luis et le Britannique Jonathan Brownlee) à prendre réellement les relais. Les autres ont joué au poker."
Et ils ont perdu.
"Idéal pour… Jelle"
Repris par un peloton emmené par les Australiens, le Belge – qui ne voulait pas se lancer dans "une opération suicide" en tentant de s'échapper seul à vélo – n'avait donc plus d'autres choix que de se faire violence durant la course à pied.
"J'avais confiance en moi car j'ai fait d'énormes progrès dans cette discipline. De plus, j'avais de bonnes jambes. Mais malheureusement, ce n'est pas suffisant : les trois gars qui terminent devant moi ont couru encore plus vite", déplore le médaillé de bronze des championnats d'Europe 2018, plus rouleur que runner. Lâché à trois kilomètres de l'arrivée après les accélérations successives du Britannique Alexander Yee et du Norvégien Kristian Blummenfelt, Marten Van Riel ne pouvait que regretter la physionomie d'une course "qui s'est jouée dans l'épreuve finale".
"Dans ces conditions, et malgré la déception du résultat final, je pense que je peux être satisfait de ma performance", estime encore le triathlète anversois, premier classé du groupe de tête initial. "Et puis, je dois relativiser après ce qu'il s'est passé ce week-end avec Jelle Geens (NdlR : son compatriote testé positif au Covid-19). Sa déception doit être si grande… Pour lui, le scénario de cette course aurait été idéal : il aurait certainement pu recoller à notre groupe de tête et terminer en force durant la course à pied", sa discipline de prédilection.
Reste que le rêve olympique de Marten Van Riel ne s'arrête pas sur cette désillusion. En lice samedi avec les Belgian Hammers, l'homme promet également de revenir tenter sa chance en individuel à Paris. "Je n'y aurai peut-être pas été si j'avais décroché une médaille cette année, mais ce n'est pas le cas. Cette 4e place sera une source de motivation supplémentaire pour 2024."
Rendez-vous est pris.
"La médaille est possible en relais"
Ce samedi lors du relais mixte, Marten Van Riel veut emmener les Belgian Hammers sur le podium.
S'il n'est pas parvenu à prendre une médaille en individuel ce lundi, Marten Van Riel peut encore en décrocher une ce samedi lors du relais mixte.
En lice avec les Belgian Hammers, l'Anversois estime qu'un podium est possible. Et ce, même si la Belgique n'est pas favorite de la compétition.
"Nous sommes les outsiders, mais il ne faut pas avoir peur, le fer de lance de l'équipe nationale. Sur le papier, quatre pays sont plus forts que nous mais, à cause des blessures, nous n'avons pas encore montré notre meilleur visage jusqu'à présent. Sans oublier que nous allons tout donner pour Jelle (Geens) qui nous rejoindra pour l'occasion."
"Motivés" par la persévérance de leur compatriote, forfait pour son épreuve en raison de deux tests positifs au Covid-19, les Belgian Hammers estiment tous qu'une chance de médaille est "possible".
"Si on ne fait pas de faute, c'est jouable", conclut Marten Van Riel.