Paulien Couckuyt a signé un nouveau record de Belgique sur 400m haie: "Il n'y a plus qu'à profiter…"
Paulien Couckuyt a signé un nouveau record de Belgique, ce samedi en série (54.90).
- Publié le 31-07-2021 à 21h24
- Mis à jour le 31-07-2021 à 21h25

Paulien Couckuyt n'avait pas menti, quarante-huit heures avant son entrée en lice, en affirmant qu'elle avait retrouvé son meilleur niveau après avoir été confrontée il y a quelques semaines à une blessure au dos. Elle venait alors de réussir le minimum olympique et d'égaler le record de Belgique du 400m haies détenu depuis les Jeux olympiques 1996 par Ann Mercken (54.95). "J'avais perdu un peu ma confiance. Mais depuis une semaine, les bonnes sensations sont revenues à l'entraînement", a-t-elle expliqué.
Depuis ce samedi, l'athlète de Vilvorde détient seule désormais la marque nationale de référence. À Tokyo, en séries de l'épreuve, Paulien Couckuyt a, en effet, pris la troisième place en 54.90, réalisant le neuvième chrono des engagées et se qualifiant pour les demi-finales.
"Je ne pouvais pas rêver de meilleur début aux Jeux olympiques", lance la sprinteuse de 24 ans, absolument ravie de sa performance. "Cette fois je peux vraiment dire que je suis la meilleure coureuse belge de l'histoire sur 400m haies ! Je sentais à l'échauffement que j'étais dans un bon jour et que je pouvais réaliser une belle course. Je suis vraiment très heureuse !"
S'alignant au couloir 9, sans adversaire devant elle donc, elle n'a pas semblé déstabilisée par cette position que les athlètes préfèrent généralement éviter. Les leçons de l'expérience malheureuse des Mondiaux de Doha ont été bien retenues. "C'est à la fois un avantage et un désavantage", estime l'élève de Rudi Diels. "L'avantage c'est qu'on peut se concentrer sur sa course sans être distraite. Et le désavantage c'est qu'on n'a absolument aucune idée de sa position par rapport aux autres concurrentes. J'imagine que j'ai su tirer profit de cette position pour me concentrer sur ce que j'avais à faire. Mais je ne vais pas vous dire que j'aimerais pour autant évoluer dans le même couloir à chacun de mes courses. Ici j'ai dû changer de jambe d'attaque sur le cinquième obstacle mais cela ne s'est pas trop remarqué car j'ai rapidement retrouvé mon rythme."
Les portes des demi-finales s'étant ouvertes, la membre des Belgian Cheetahs, qui sera très certainement appelée à évoluer en relais 4x400m un peu plus tard dans ces Jeux, sait qu'elle ne doit pas trop rêver à une possible finale "tant le niveau mondial est élevé". Il n'empêche, au vu de ses bonnes sensations actuelles, Paulien Couckuyt pourrait profiter d'un contexte très compétitif (dans sa série, les places qualificatives sont promises à l'Américaine Dalilah Muhammad et à la Jamaïcaine Janieve Russell) pour établir un second record de Belgique consécutif. Ce serait l'idéal avant de se mettre au service du collectif féminin… "Le moment le plus stressant des Jeux est derrière moi, il n'y a plus qu'à profiter."
De son côté, Hanne Claes a échoué, terminant 8e de sa course en 56.38.