Même Hitchcock n'aurait pas renié la fin de match ébouriffante des Diables noirs
En battant le Brésil au bout d'un thriller, la Belgique jouera son ticket pour la Coupe du monde mardi prochain contre les Samoa.

- Publié le 13-11-2025 à 18h04

Tournoi qualificatif Mondial 2027
Avec la foi, on déplace des montagnes. Les Diables noirs avaient décliné la gamme évidente des raisons de se méfier des Brésiliens et avaient débité tous les arguments contre les excès de confiance face à une équipe qui nous avait battu lors des deux dernières confrontations. Il s'agissait d'une posture classique pour toute équipe chargée de ne pas se laisser bercer par la victoire acquise contre la Namibie.
Carte jaune et rouge, blessures, rien ne pouvait briser la Belgique de poursuivre sa route vers une qualification historique pour la prochaine Coupe du monde. En s'imposant 30-27 à l'arraché contre les Os Tupis (14-17, 25-27), les hommes de Laurent Dossat se sont arrogé le droit de disputer une finale contre les Samoa mardi prochain à Dubaï. Le grand Hitchcock n'aurait pas renié le scénario d'une rencontre à proscrire pour les plus fragiles des supporters. En menant 14-0, les Diables noirs avaient réalisé la même entame de match que face au Namibie mais il était écrit que les Brésiliens n'avaient pas craché tout leur venin. Auteur du deuxième essai belge, Jean-Maurice Decubber cachait mal son émotion au moment d'analyser le match. "En infériorité numérique, l'union du groupe a fait montre d'une exemplaire résilience pour ne pas concéder trop de points aux Brésiliens qui avaient pris les commandes de la rencontre. Après de longues minutes très pénibles, nous avons su revenir dans le match pour émerger sur le fil avec le bras tendu de Maxime Jadot sur la ligne."

Car aux essais de Berguet, Declercq et Remue, celui de Mad Max dans le money-time apportait un point de bonus offensif aux Diables avant la finale face aux Samoa. Laurent Dossat était lucide à l'issue d'un match fait de montagnes russes : "Comme je l'avais souligné en prélude du match, les impacts players auraient leur importance et on l'a clairement vu contre le Brésil. Mais tactiquement, on devra corriger les avis de déchets. Les joueurs ont fait preuve d'une abnégation absolue. Paradoxalement, c'est peut-être la carte rouge qui nous remet dans le match. Dans ce cas de figure, il n'y a pas trente-six possibilités, soit on craque, soit on reste uni et c'est ce qui s'est passé. Même dans l'adversité, on n'a pas joué petit bras. Les têtes et les corps sont fatigués mais je suis certain que les hommes se battront comme des lions pour décrocher le précieux sésame pour l'Australie. Je ne sais pas si d'aucuns réalisent vraiment la portée de nos deux victoires. Place maintenant à la récupération car le combat fut âpre de bout en bout."