"Je me suis promis de les faire si je m'en sortais" : Vincent Fromont au départ des 20 Km de Bruxelles un an après une greffe de moelle osseuse
À 53 ans, l'Yvoirien Vincent Fromont ira au bout d'un objectif qu'il s'est fixé depuis sa chambre d'hôpital à Mont-Godinne.

- Publié le 22-05-2025 à 14h17
- Mis à jour le 22-05-2025 à 14h23

Trente ans après avoir participé "par hasard" aux 20 Km de Bruxelles, Vincent Fromont, 53 ans, sera à nouveau présent sur la ligne de départ ce dimanche 25 mai.
Au milieu de 45.000 autres participants, son objectif de "simplement en venir à bout", pourrait sembler banal.
Mais il n'en est rien. Voici un peu plus d'un an, cet habitant d'Yvoir quittait l'hôpital après avoir subi une greffe de moelle osseuse pour en finir avec la leucémie. Au total, seize semaines d'hospitalisation à Mont-Godinne, dont plusieurs en chambre stérile. Avec une sortie début février 2024.
"Oui, j'ai été fort. Mais beaucoup d'autres que moi étaient forts également et n'ont pas eu la chance de s'en sortir…" nous raconte-t-il.
"Je vais faire cela très lentement. Mais l'important est d'être là, de pouvoir bouger et d'être toujours en vie..."
La décision de participer aux 20 Km de Bruxelles, Vincent Fromont l'a prise depuis sa chambre d'hôpital.
"La vue depuis Mont-Godinne est exceptionnelle, sur la Meuse et le Ravel. Je voyais les gens qui couraient, faisaient du sport. Je me suis dit "Si je sors d'ici, je veux faire plus de sport". Et j'ai directement pensé à cet objectif des 20 Km de Bruxelles."
Cette participation, celui qui vivra l'aventure en VIP en compagnie de TraKKS ("je ne savais pas dans quel état je serais à cette date et je voulais être sûr de pouvoir bénéficier d'un certain confort à proximité du départ et de l'arrivée") l'envisage d'abord comme une décision personnelle. Puis un plaisir de pouvoir bouger et d'être encore là pour le faire.
"J'ai pu commencer à courir en avril 2024. D'abord 1 km. Puis un peu plus. Mais par rapport à beaucoup d'autres participants, mon allure paraîtra bien faible. Je vais faire ça très lentement, à peine plus vite que certains marcheurs. Mais là n'est pas le plus important. L'important, c'est d'être là, de pouvoir bouger et, surtout, d'être toujours en vie."
