Dorian Boulvin fait tomber la barrière des 2h10 : "Un rêve qui se réalise"
À Rotterdam, Dorian Boulvin a signé un chrono de 2h09.23, ce que seuls sept Belges avaient déjà fait.

- Publié le 13-04-2026 à 18h28
- Mis à jour le 26-04-2026 à 14h57

Dorian Boulvin est entré ce dimanche dans le cercle très fermé des athlètes belges ayant réussi à passer sous les 2h10 sur marathon. Avant lui, seuls sept Belges avaient réussi pareille performance dans l'histoire.
Pour son cinquième marathon, à Rotterdam, l'athlète du CABW a signé un chrono de 2h09.23 (11e place), effaçant de deux minutes et deux secondes son précédent record signé à Valence en décembre dernier.
"Les jambes font mal. Mais ça va, ça a déjà été pire", nous confiait-il ce lundi. "Après un tel chrono, un marathon se digère évidemment plus facilement. Passer sous les 2h10 est à la fois un rêve qui se réalise et un signe que je travaille dans la bonne direction."
Une progression constante
Depuis son premier marathon en 2020, le Binchois d'origine a pris le temps de franchir les étapes. Prenant même du recul par rapport à une distance tellement exigeante pour mieux y revenir. Car il se sait taillé pour exprimer pleinement son potentiel sur le 42,195 km.
"Il y a dix ans, si on m'avait dit que je parviendrais à réaliser un jour un tel chrono, je n'y aurais jamais cru. Cependant, les barrières reculent aussi vite que je les passe dans cette discipline. Aujourd'hui, faire 2h15 ne permet plus de rêver. Et l'explication ne vient pas que des chaussures. Les mentalités ont changé. Les athlètes ont une approche très professionnelle, avec une attention sur chaque détail. Ce qui tire finalement tout le monde vers le haut."

Pour Rotterdam, Dorian Boulvin a poussé son corps jusqu'à assimiler 200 bornes par semaine au plus haut de sa préparation. "J'ai fait plusieurs semaines entre 185 et 190 km." Sans négliger le moindre détail à côté. "J'essaye chaque jour d'avoir minimum 9 heures de sommeil par exemple, témoigne-t-il. À cela s'ajoutent deux séances de musculation par semaine, des étirements chaque soir ou une visite hebdomadaire chez le kiné. J'ai même aménagé chez moi une pièce avec une tente qui simule l'altitude et où je dors parfois, avec ma compagne, durant quelques semaines."
Les Jeux en tête
Le cap des 2h10, si symbolique soit-il, n'est pas un aboutissement pour Dorian Boulvin. Qui depuis qu'il a basculé vers le marathon, a mis les Jeux de Los Angeles de 2028 dans son viseur. Pour en être, il devra sans doute courir plus vite. En 2024, les minima belges avaient été fixés à 2h08.10.
"On ne connaît pas encore les critères. On ne sait pas ce que la Belgique va faire. Avec 2h09, à l'Euro, tu peux y aller pour jouer un top 8. C'est donc aussi un choix politique de la Belgique. Est-ce qu'il faudra courir plus vite que 2h09 pour aller aux Jeux ? Oui. Faire 2h06 ? Je ne pense pas. Il me faudra surtout être dans les trois meilleurs Belges. Le fait d'avoir terminé 2e Belge à Rotterdam, derrière l'intouchable Bashir (Abdi) mais devant quelqu'un comme Koen Naert qui m'a toujours inspiré, me donne confiance pour la suite."