Déshydratation, vitesse en baisse, augmentation de la fréquence cardiaque: l'impact de la chaleur sur les performances en course à pied

Andrea Braga, kinésithérapeute du sport et coach, explique, en collaboration avec Running Solutions, comment la chaleur influence la manière dont nous courons et performons.

Un entraînement correctement calibré et exécuté n’est pas le seul facteur qui mène vers la performance. La réussite d’un sportif, amateur ou de haut niveau, dépend aussi d’un ensemble de facteurs qui dépassent largement le cadre strict d’un plan d’entraînement. Comme les conditions météorologiques, particulièrement chaudes cet été.

En compagnie d’Andréa Braga, kinésithérapeute du sport et préparateur physique, nous nous sommes donc intéressés aux impacts de la chaleur sur la performance sportive au cours du premier volet d'une série de capsules qui évoqueront également l'impact d'un manque de sommeil et d'une mausaise hydratation sur la pratique sportive.

1. La déshydratation

Une chaleur inhabituelle va induire une déshydratation chez le sportif, c’est-à-dire une perte d’eau plus importante que d’habitude lors de l’effort mais aussi une perte de minéraux au sein de l’organisme. Cette double perte peut avoir une influence significative sur les performances. Cela peut aller de la simple perte d'énergie aux crampes ou aux blessures. Mais aussi, en cas de déshydratation plus importante, à des symptômes plus graves (vertiges, troubles digestifs et/ou cardiaque, coup de chaud...). Prudence donc.

2. La réduction de la vitesse

Face à la déshydratation, le sang devient plus visqueux. Il devient plus compliqué pour l'organisme de transporter ce sang épaissi vers les muscles. L’oxygénation, élément indispensable à la performance sportive, s’en retrouve donc logiquement impactée et le sportif est contraint, à effort équivalent, de réduire sa vitesse.

3. L’augmentation de la fréquence cardiaque

La chaleur induit inévitablement une augmentation de la fréquence cardiaque à l’effort. Le cœur, face à des circonstances inhabituelles, doit lui aussi s’adapter et va battre plus rapidement pour un même effort, cela afin d’envoyer plus de sang vers les muscles et compenser le déficit d’oxygénation.


>>> Le conseil pratique <<<

Il faut boire régulièrement, à sa soif. Ni trop ni trop peu. Idéalement par petites gorgées. Boire une boisson isotonique (qui contient la même quantité de glucides, d'eau et de sodium que le sang) est également conseillé. Celle-ci peut être faite maison, en la composant de 2/3 de jus de fruits, 1/3 d’eau et d’un petit peu de sel de table (sodium), ce qui va permettre de fixer l’eau au niveau des muscles.

Andréa Braga, kinésithérapeute du sport et préparateur physique.
Andréa Braga, kinésithérapeute du sport et préparateur physique. ©Bernard Demoulin

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