Le Crossing Schaerbeek réussit la transition entre le monde amateur et semi-professionnel : "Avec Emilio Ferrera, on a passé la sixième vitesse"
Promu en D1 ACFF cette saison, le Crossing Schaerbeek se professionnalise et continue de rêver grand.

- Publié le 05-02-2026 à 12h55

Cette saison, le Crossing Schaerbeek découvre la D1 ACFF. Un championnat qui tend vers le semi-professionnalisme, bien loin du monde amateur que le club schaerbeekois a côtoyé pendant de nombreuses années. "C'est un autre monde, mais c'était un de nos objectifs, explique Erdal Sevik, le président du Crossing Schaerbeek. La D1 ACFF, c'est le passage entre le monde amateur et le monde professionnel. On est dans l'apprentissage, on découvre, on essaie de gagner de l'expérience par rapport aux années précédentes vécues en D2 et D3 amateurs."
Et ça se traduit à plusieurs niveaux au sein du club. On pense notamment à ces nouveaux vestiaires qui rendraient jaloux pas mal de clubs professionnels, au bureau du staff ou encore à ce nouvel espace VIP qui vient de voir le jour. "Tout ça fait partie du nouveau challenge que nous sommes en train de vivre. On essaie d'embellir notre stade, d'améliorer les conditions d'accueil. Sur le plan administratif, aussi, on essaie de progresser, notamment pour mieux aborder le dossier de la licence."
Si nous voulons passer au niveau supérieur, nous devons nous structurer, avec des gens d'expérience.
La structure schaerbeekoise a également bien évolué, elle qui tend à se professionnaliser au fil du temps, notamment grâce à l'arrivée de plusieurs personnes tels qu'Emilio Ferrera comme coach ou encore Bruno Taverne nommé directeur opérationnel au début de cette année. Des personnes qui doivent aider à franchir le cap d'une nouvelle étape dans son développement. "Avant, il n'y avait que Thierry Forton et moi, entourés par tous les amis du Crossing. Aujourd'hui, si nous voulons passer au niveau supérieur, nous devons nous structurer, avec des gens d'expérience. Bruno Taverne nous a rejoints, Frédéric Farin dirige le sportif. Ensemble, on essaie de devenir un club beaucoup plus stable."

Emilio Ferrera est un personnage clé dans le développement du Crossing Schaerbeek. "On apprend beaucoup de lui. Il est exigeant, mais il l'est car c'est comme ça qu'est le monde professionnel. Ça me donne beaucoup de motivation supplémentaire de travailler avec Emilio car il s'attaque à des projets que nous avions prévu de faire d'ici à un ou deux ans. Avec lui, on a passé la sixième vitesse et il nous permet de faire grandir le club."
N'oublions pas qu'il y a cinq ans, nous étions encore en P1.

Reste que passer du monde amateur à une division où le professionnalisme fait son entrée, reste une étape toujours délicate à négocier pour un club de football venu des séries amateurs. Le Crossing, actuellement avant-dernier, devra lutter pour sa survie lors des playdowns de la D1 ACFF. Il espère s'en être donné les moyens, puisque dix nouveaux joueurs ont rejoint le club lors du mercato d'hiver. "Ce n'est pas toujours simple car dans un club amateur comme le nôtre, plusieurs personnes n'ont pas cette expérience du monde professionnel. On essaie de bien faire les choses, mais on fait des erreurs. Et puis n'oublions pas qu'il y a cinq ans, nous étions encore en P1. C'est pour ça que, aujourd'hui, le mot d'ordre, c'est patience. Que ce soit sur le terrain ou dans les bureaux. Je dirais que le Crossing est sur les bons rails, tout en restant modeste et en veillant à ne pas dépasser nos limites."

Même si Erdal Sevik ne cache jamais ses ambitions et qu'emmener un jour le Crossing Schaerbeek en Challenger Pro League fait partie de ses projets. "Ça fait 12 ans que je suis au Crossing. Depuis que je suis président, j'avais toujours dit que mon rêve était d'arriver en D1 amateurs, avec mes propres moyens, le soutien des sponsors et surtout grâce au travail de tous les bénévoles. Après, à chaque fois que vous goûtez à l'échelon supérieur, ça vous donne de plus en plus envie d'aller voir ce qui se passe un peu plus haut."
Une étape qui semble indispensable pour permettre à son école des jeunes, l'une des meilleures de la capitale, de poursuivre son développement. "On a toujours la même vision avec notre école des jeunes. Notre seul rêve est désormais d'arriver en Challenger Pro League pour que nos jeunes puissent jouer en élites nationales et donc continuer à progresser."