Les joueurs de la RAAL et Clément Libertiaux regrettaient ce 1-7: "On avait de l'ambition avant le match mais on n'a pas existé"
Clément Libertiaux, Mohamed Soumaré, Quentin Louagé et Nelson Azevedo étaient déçus de l'issue de la soirée RAAL-Anderlecht.

- Publié le 28-10-2021 à 10h14
- Mis à jour le 28-10-2021 à 14h04

Difficile de profiter de l'après-match dans le camp louviérois juste après le coup de sifflet final tant le score était assez lourd.
"Je n'en dormirai pas de la nuit", soufflait Clément Libertiaux. Le gardien louviérois a dû se retourner à sept reprises. Pourtant, le portier n'est fautif sur aucun. "Je suis dégoûté. Trois buts qu'on encaisse viennent de cadeaux sur des mauvaises remises ou sur le coup franc, le ballon ne peut jamais rentrer avec le mur que j'ai mis, je ne peux vraiment pas l'accepter."
D'autant que l'arrière-garde louviéroise n'avait pas autant encaissé durant les 10 matches précédents cette affiche en Coupe. "Merci de me le rappeler", souriait ironiquement le Namurois. "C'est dur. On avait de l'ambition avant ce match mais ne nous cachons pas, on n'a pas existé".
Mis sous pression, Clément Libertiaux a profité comme il a pu de cette ambiance extraordinaire au Tivoli. "Le stade, c'était magnifique. Il ne méritait pas un tel score. Je suis vraiment déçu. Avec notre but, on a tenté de remettre davantage d'ambiance… mais ce ne fut pas suffisant."
À l'opposé de Clément Libertiaux sur le terrain, Mohamed Soumaré et Nelson Azevedo ont, eux, souffert face aux défenseurs anderlechtois. "Je n'ai jamais pris un 1-7 dans ma carrière", sourit Nelson dont le numéro de maillot rappelait trop le score de ce match. "Comme on a été mis sous pression rapidement, on n'a éprouvé des difficultés. On n'était pas prêt pour ça, ce qui explique les longs ballons."
Formé à Anderlecht où il a eu un contrat pro, l'attaquant louviérois a réussi à rester concentré sur son match. "Il y avait un pincement au coeur en montant sur le terrain et en les voyant, j'ai un peu discuté avec Colassin ou des membres du staff mais une fois sur le terrain, je n'ai plus du tout pensé à ça."
"Ca fait mal"
A ses côtés, Mohamed Soumaré a lui réussi à ennuyer ses opposants et même à gagner un duel avec le géant Hoedt. "Il est toutefois difficile de sortir une prestation individuelle de ce match", soufflait l'étudiant en ingénieur de gestion. "Même si on a un peu existé durant les 30 premières minutes de la deuxième période. On n'a pas eu à rougir là mais la différence de rythme s'est vu, c'était criant, tout comme l'écart de division."
Le capitaine lui avait aussi du mal à se réjouir de cette rencontre juste après le match. "Ca fait mal. La différence était trop grande. On n'a pas à rougir. C'est vraiment triste."