17€ pour voir Olympic- RAAL en N1, est-ce trop élevé ? "Les clubs fixent le montant qu'ils veulent"

Les supporters louviérois font la moue après avoir reçu les modalités de déplacement pour l'Olympic.

La RAAL et l'Olympic vont se croiser samedi soir à la Neuville.
La RAAL et l'Olympic vont se croiser samedi soir à la Neuville. ©ULP

Après Anvers (huis clos total imposé par la ville), Tessenderlo, Heist (où les Ultras ont décidé de ne pas rentrer vu les conditions sur place après avoir pourtant fait le déplacement) et Liège, la RAAL devra-t-elle jouer sans ses groupes de supporters samedi à l'Olympic ?

Ils ne seront en tout cas que 150 autorisés maximum selon les consignes reçues du côté de Charleroi. Un nombre que beaucoup trouvent léger quand on sait l'engouement, même à l'extérieur, qui entoure les matchs de la meute de Frédéric Taquin. Comme au Patro notamment.

Ce qui a interpellé aussi les supporters, outre les modalités de déplacements (combi-car, identité au moment d'acheter…), c'est le prix de l'entrée à la Neuville, fixé à 17€ pour ce choc hennuyer de la Nationale 1, la D3 belge.

Un montant plus élevé que les derniers déplacements effectués par les Loups. À Mandel, les prix étaient, par exemple, de 10 et 12 € alors qu'au Patro, les supporters ont dû débourser 13€ (5€ pour les 12-16 ans). Le RFC Liège avait, lui, mis seulement le prix à 10€ (mais les supporters avaient décidé de boycotter ce déplacement).

Certains supporters se demandant alors si c'est "légal" de fixer un prix aussi haut ? "Les clubs ont le droit de fixer le montant qu'ils veulent. S'ils veulent mettre l'entrée à 30€, ils en ont le droit", précise André Daems, secrétaire de la Nationale 1. "Par contre, fixer deux prix pour chaque compartiment de supporters, ça, c'est interdit. Le prix doit être le même pour les visiteurs et les visités."

À la RAAL, on a depuis toujours fait le choix de ne pas varier les prix en fonction des affiches mais les dirigeants affirment qu'ils ne peuvent rien faire face aux décisions prises du côté des adversaires. "Évidemment, on parle avec les autres clubs pour que ce soit plus confortable pour nos supporters, on leur dit qu'ils pourraient avoir plus d'entrées si les conditions étaient plus souples mais nous n'avons pas la main", déclare Toni Turi, le directeur général. "Nous n'avons malheureusement aucun pouvoir sur les décisions entourant ces déplacements." D'autant qu'aux volontés des clubs s'ajoutent aussi les directives de la police et des autorités locales.

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