Adrien Bongiovanni a déjà trouvé ses marques à la RAAL : "Si je ne prends pas du plaisir avec le jeu de cette équipe…"
Entre plaisir retrouvé et quête de stabilité : Adrien Bongiovanni a déjà montré un aperçu de la plus-value qu'il peut apporter chez les Loups.
- Publié le 17-01-2024 à 13h31

Bongiovanni is back ! Libéré d'une longue attente par sa prestation individuelle et tout sourire par la grâce d'une victoire collective, le néo-Louviérois avait le verbe facile samedi dernier dans les couloirs du Sportpark de Tessenderlo. On le comprend aisément. Titularisé par Fred Taquin, Adrien Bongiovanni a savouré un retour aux affaires officiel, scruté mais surtout réussi, huit mois quasi jour pour jour après sa dernière apparition sous le maillot des espoirs carolos, face aux Francs Borains. À défaut d'inscrire un but (1 frappe cadrée), il était à l'assist sur les deux plus franches occasions des Loups, avant de botter lui-même le coup franc transformé victorieusement par Corneillie.
"Marquer ou offrir des ballons de but à mes équipiers, peu importe, je suis surtout là pour aider l'équipe d'une manière ou d'une autre, insiste-t-il, guère surpris par son état de forme physique, qui lui a permis de tenir la distance ou presque puisqu'il fut remplacé une minute avant la fin du temps réglementaire. Je n'ai pas eu de vacances ! Je me suis préparé à raison de deux séances d'entraînement pratiquement tous les jours et un suivi à domicile pendant les fêtes. J'ai travaillé avec le groupe dès la reprise, en profitant du match amical contre Anderlecht pour déjà peaufiner les automatismes."
Le petit stratège liégeois, dont la présence dans l'effectif des Loups palliera (en partie) l'absence de Maxime Pau, ne craint d'ailleurs aucune difficulté d'adaptation dans son nouvel environnement.
"En quittant Charleroi, j'ai pris un coup sur la tête."
"J'ai réfléchi pour rien (sic) quand l'opportunité de signer à la Raal s'est présentée. Très franchement, le projet est ambitieux, le club est professionnel, avec des infrastructures que certains n'ont pas en D1A. J'ai gagné la confiance de tout le monde en peu de temps."
À travers ces propos, on perçoit la notion de plaisir retrouvé, que le garçon espère ressentir au contact de ses compagnons de route vers la Challenger Pro League.
"J'avoue avoir pris un coup sur la tête en quittant Charleroi. La famille m'a aidé à passer le cap. Ici, honnêtement, si je ne prends pas du plaisir par le jeu… L'équipe est défensivement très forte, agressive, expérimentée. Elle joue au ballon avec des gars qui, autour de moi, comprennent le foot. Je l'ai d'ailleurs touché souvent et ça me plaît !"
Adrien Bongiovanni a cinq mois pour convaincre et prolonger son contrat au Tivoli. Parce qu'il ne s'en cache pas : à 24 ans, il veut s'inscrire dans la durée avec la Raal, en quête d'une stabilité mise à mal depuis la fin de son bail monégasque.