La Louvière Centre, un bateau en zone de turbulences constantes
Parfum de chaos à l'URLC où l'entraîneur et le DT ont définitivement quitté le "bateau ivre".
- Publié le 22-11-2024 à 13h57
- Mis à jour le 22-11-2024 à 14h27
La crédibilité du second club du Tivoli à La Louvière en a encore pris un coup la semaine dernière avec le départ de Jimmy Hempte… après un petit mois seulement de collaboration avec des Loups de l'URLC qui annonçaient, en début d'exercice, la mise en place d'une toute nouvelle structure et affichaient clairement des ambitions de montée en D1ACFF.
Aujourd'hui, les Verts végètent en bas de classement et l'ambiance ressemble à s'y méprendre au chaos. Après le départ voici quatre semaines de Yannick Pauletti, voilà, avec Hempte, le… dix-huitième entraîneur "consommé" par les Unionistes en 7 ans (dont deux sous Covid). Cela fait beaucoup et indique forcément un manque de stabilité à un projet qui pourtant ne manquait pas de relief. Steve Pischedda avait endossé le rôle de directeur technique et se battait, doux euphémisme, pour convaincre tout le monde du bien-fondé du projet. Lui aussi a quitté aujourd'hui le navire…
"Je me suis battu avec beaucoup d'énergie et avec autant de conviction pour la réussite de la gageure que nous avons mise sur pied. J'ai aussi été à la base de l'engagement de Jimmy Hempte qui avait le CV parfait pour réussir le redressement sportif de l'équipe. Mais force a été de constater que le groupe n'est que peu réceptif à la discipline et à l'autorité. Arrivées tardives aux entraînements ou aux matchs, départ de l'entraînement lorsqu'on s'apercevait qu'on n'était pas dans le 11 qui démarrerait le match du week-end, et j'en oublie", nous expliquait l'ex DT unioniste qui sans faire trop de bruit quittait le club, juste après la signature de Hempte.
Rien ne s'arrangeait forcément et après l'échec à domicile (1-3) face à Acren, samedi dernier, on passait encore un cap avec des menaces précises à l'attention d'un Jimmy Hempte, dont chacun connaît pourtant la belle humanité et qui n'avait d'autres choix que de partir.
"Je n'ai jamais connu de trucs aussi graves depuis que je m'occupe de foot mais à partir du moment où on permet à certains de faire des choses, sans intervenir, peur de froisser l'un ou l'autre copain, cela devient inévitable. Je ne pouvais tout simplement pas cautionner certaines décisions contraires à mes valeurs (sic)", terminait sibyllin et ne souhaitant pas en dire plus un Steve Pischedda, forcément déçu de sa courte expérience tout en ne la regrettant pas.
Le club de son côté a rassuré le public en communiquant sur la situation. "Même si nous sommes sportivement en difficulté, cela ne suffira pas pour briser le matricule 213 qui vit plus que jamais aujourd'hui !"