Football (D1 ACFF): les Dogues veulent le titre, licence ou pas !
Nous avons interviewé un des cadors de l'Olympic en préface du match à l'Union de samedi soir. Les Carolos ont faim, plus que jamais.
- Publié le 31-01-2025 à 16h11

Union - Olympic (s. 19 h 30)
Avant de se déplacer à Uccle samedi soir, pour y affronter la jeune équipe de l'Union Saint-Gilloise, le bilan de l'Olympic de Charleroi est très bon. Leader autoritaire de la D1 ACFF, avec 40 unités prises sur 57, en dix-neuf rencontres disputées, le matricule 246 détient sa destinée en main.
Les Carolos réalisent footballistiquement l'une de leurs meilleures saisons de leur histoire, née en 1912. Les Dogues souhaitent aller au bout du rêve, comme l'explique Mehdi Terki, le distributeur de l'équipe: "Ce groupe est top et vit bien. Nous sommes là où nous voulions être en juillet et nous aurions signé tous à deux mains à l'époque, si on nous avait prédit cette première place. C'est sûr, nous sommes collés dans un mouchoir de poche avec nos concurrents directs, Mons, Virton et Tubize. Mais on travaille spécifiquement le mental et musculairement, pour aborder le dernier sprint. Nous voulons battre respectivement l'Union, le Sporting et Virton, avant d'aborder les play-off et être à 100% au 1er mars."
Malgré les changements à la tête du club, Les Dogues ont la chance d'avoir un groupe sportif performant et solidaire. "Nous commençons l'année comme nous avions fini la dernière, avec de bons joueurs et un bon coach qui ont un message commun. Ce sera au mental qu'il faudra s'imposer sur la durée. L'équipe qui aura le plus faim l'emportera."
Des crève-la-faim !
En termes de faim, le numéro six carolo sait de quoi il parle: "Le coach nous inculque cette culture de la gagne au point que nous sommes tous des crève-la-faim de victoires ! Un exemple. Quand nous allons au resto tous ensemble, on s'en fiche de savoir à côté de qui on va s'asseoir. Nous formons une équipe avec un seul objectif commun. Les joueurs arrivés pendant la saison comme Cissé, Spago ou Ferber revenant de blessure apportent leur joie de vivre et l'esprit d'équipe est incroyable. Nous ne faisons même plus attention au stade, aux infrastructures qui nous entourent ou le manque de spectateurs. Nous ne voyons que notre objectif et on s'amuse sur le terrain. C'est un groupe de gentils garçons qui sont prêts à faire les sacrifices sans se soucier de l'extra-sportif, de savoir si on aura la licence ou non. On veut le titre, licence ou pas."
Le message est clair et on sent le joueur concerné par l'esprit Carolo: "L'Olympic est un grand club, où plus de 20 000 personnes se côtoyaient au stade voici quelques années. Nous voulons redynamiser ce blason historique et la nouvelle direction emboîte le pas, apportant les équipements, ballons et matériel nécessaire. Regardez l'exemple de l'Union ou du RWDM, où ils étaient voici quelques années seulement et maintenant. Contre Mons, on a vu un stade bien garni, c'était plaisant. Il y a une âme ici mais il faut rebâtir sur le potentiel autour de notre école des jeunes, redynamiser à tous les étages. S'il y a eu un désamour de certains, avec le travail on peut se restructurer et redonner vie au club, avec des objectifs à long terme."
L'Olympic doit communiquer sa structure
La vie de l'Olympic de Charleroi en bord de Sambre ressemble à celle de Marseille et sa Canebière. Le club se marie et se sépare de ses collaborateurs aussi vite qu'une frappe en pleine lucarne. Heureusement, sportivement le club vit bien. Mais en coulisses, il est temps de clarifier les choses sur base d'une conférence de presse. Nous apprenons que Dimitri Tzanetatos qui venait d'intégrer le staff en tant que manager sportif ne ferait déjà plus partie des meubles de La Neuville. Lucien Roméo reste le seul maître à bord, mais ce dernier aura grandement besoin de soutien et d'investisseurs pour mener la barque plus loin. Nous attendons des éléments plus concrets de l'homme fort de La Neuville pour clarifier la situation et communiquer un organigramme clair. Dire que l'avenir du club passe plus que jamais par une remontée en Challenger Pro League, le retour de supporters et d'investisseurs, n'est pas un euphémisme carolorégien. L'avenir nous le dira. F.R.