Mariage d'avenir ou union fragile à l'Olympic ?
Claudiu Florica est le nouvel associé de Romeo à l'Olympic. L'homme d'affaires préfère l'ombre à la lumière des médias.
- Publié le 27-06-2025 à 14h47

L'arrivée de Synotech déclenche un élan d'optimisme prudent chez les supporters de l'Olympic. Le stade se modernise et la volonté est d'améliorer les conditions de travail au centre de formation. Mais d'où vient l'argent ? Ce que l'on sait, c'est que Lucien Roméo, le patron des Dogues, lance un appel criant aux potentiels investisseurs. Le club aura besoin d'argent. Si la montée en Challenger Pro League laisse entrevoir une rentrée financière, via les droits de télévision avec la chaîne DAZN qui retransmettra les matches en direct, pour une somme qui devrait tourner entre 200 et 300 000 €, une potentielle hausse des abonnements, qu'en est-il des rentrées en fonds propres du club ?
Nous avons essayé de joindre Claudio Florica, dit Claudiu, le nouvel investisseur Roumain du club, mais ce dernier préfère rester discret dans les médias. L'homme arriverait à l'Olympic par amour du football et dans l'idée d'aider le club, avec injection de capitaux durable et une expertise industrielle dans la structuration du management, selon le directeur sportif Stanko Paunic. Un comité mixte supporters-club est évoqué pour assurer la transparence des décisions. Synotech s'est montré actif dans des affaires de vente de licences Microsoft à l'État Roumain. Des controverses sont liées à son activité, malgré une solide expérience business en télécommunication et technologie. Il faudra suivre de près la structure réelle de l'actionnariat et sa clarté juridique, pour éviter toute mésaventure et éviter d'effrayer les supporters qui ont connu tant de mésaventures. En attendant, que pensent-ils de ce mystérieux investisseur ?
Dominique, Éric et André connaissent le football professionnel. Ils sont supporters du matricule 246 depuis des décennies: "Nous attendons de la stabilisation dans le staff et aussi dans l'équipe sportive et il est évident que l'heure est à la reprise par des investisseurs étrangers, dans différents clubs belges. Cela fait beaucoup de nouveautés chez nous et nous souhaitons de la concrétisation par des actions et de la crédibilité. Mais nous faisons confiance à monsieur Roméo qui a mis en pratique ce qu'il a annoncé la saison passée. Soit on reste amateur, soit on se structure et l'on sait que cela passe par la vente de joueurs, l'arrivée d'investisseurs aussi. Il doit se faire aider par des partenaires commerciaux qui tiennent la route."