Arnaud Biatour est prêt à se relancer à Stockay: "Tout le monde peut être gagnant"
Arnaud Biatour sort d'une double galère. À 30 ans, Stockay est-il sa dernière chance ?
- Publié le 05-07-2020 à 16h09
- Mis à jour le 06-07-2020 à 17h33

Arnaud Biatour sort d'une double galère. À 30 ans, Stockay est-il sa dernière chance ?
En 2012, Arnaud Biatour se liait avec Mons, alors en division 1. Depuis, la trajectoire montante de l'attaquant s'est inversée.
La faute, notamment, à des blessures. Dont de graves récemment. "J'avais déjà été opéré d'une pubalgie jadis mais je viens de m'occasionner deux fois les croisés du genou gauche en deux saisons à Durbuy", précise le buteur. "La première fois, c'était une inconnue ; la seconde, c'est pire car tu sais le chemin à parcourir pour revenir."
Aujourd'hui, dans quel état se trouve le numéro 9 de 30 ans ? "J'avais déjà participé à quelques entraînements avec ballon à Durbuy et, désormais, j'essaye de retrouver la condition en travaillant le cardio en individuel et en jouant un peu avec des copains."
Sans aucune crainte ? "Je n'aurai plus jamais le genou que j'avais à 18 ans, mais je m'exerce à la finition sans retenue." Pourtant, on le sait, les préparations signées Philippe Caserini, son coach à Stockay, sont rudes et longues. "À 18 ans, j'aurais tout fait comme un chien fou ; aujourd'hui, je sais mieux me gérer. Je ne vais pas me griller en tirant sur la corde en préparation. Je vais aller crescendo et monter en puissance au fil des semaines, on en a discuté avec le coach."
Si on attend beaucoup du finisseur, lui aussi espère se remettre en évidence au cours de prochains mois. "Rejouer au foot sur le long terme, prendre du plaisir, fêter des victoires, marquer des buts… Voilà autant de choses dont j'ai envie à Stockay. Sans oublier l'excitation de se préparer pour un match et, surtout, la vie en groupe."
"J'aime toujours marquer des buts"
Fine gâchette passée par Visé ou Sprimont, Arnaud Biatour aura-t-il toujours le nez aussi fin ? "J'aime toujours marquer des buts, c'est pour cela que je peaufine ma finition pour l'instant."
L'avenir nous le dira : Stockay a-t-il fait une superbe opération en enrôlant un avant réduit au silence depuis deux ans ? "J'espère qu'ils auront fait une bonne affaire. Mais c'est un pari pour les deux et tout le monde peut en sortir gagnant !"
Peut-on parler de dernière chance à l'aube de cette campagne ? "Bien sûr, j'allais plus vite à mes débuts. Mais j'avais moins de feeling et de planches. Je pense vraiment encore avoir le niveau de la D2. Il s'agit d'un challenge à relever, sans que je sois dans l'optique d'une dernière chance. Non, pas du tout."
