Le Hutois Tom Lahaye-Goffart a les Jeux d'Hiver 2022 dans sa ligne de tir
Le spécialiste du biathlon lance sa dernière course aux Jeux d'hiver ce samedi en Finlande.
- Publié le 25-11-2020 à 15h53
- Mis à jour le 25-11-2020 à 15h56

Voici 31 ans, Frédéric Lahaye-Goffart devenait le premier Belge à être aligné en Coupe du monde de biathlon. Il en disputa cinq, ainsi qu'un championnat d'Europe à Bessans, où il vit désormais après avoir pris la direction de la station de ski de l'endroit en 2013. Tom Lahaye-Goffart, son fils de 24 ans, tourne pour sa part sur le circuit depuis l'hiver 2014-2015. Des Coupes du monde, trois Championnats du monde, mais pas encore de Jeux Olympiques.
"Cela fait près de dix ans que je m'investis corps et âme pour aller une fois aux Jeux", nous explique-t-il de Kontiolahti, en Finlande, où se déroulera ce week-end la première Coupe du monde de la saison. "Cela a toujours été le principal objectif de tout ce que je faisais. Cet été, le confinement m'a poussé à réfléchir. Je sortais d'une saison moyenne. L'idée d'arrêter m'a effleuré. Puis j'ai bien réfléchi. Les Jeux, c'est un rêve. Je ne pouvais pas abandonner là. J'ai préféré me donner à fond une dernière fois pour Pékin 2022…"
Histoire de compléter un bac en marketing et communication à Annecy, Tom s'est inscrit cet été à l'Université Catholique de Louvain pour un master en communication. Des études qu'il suit en distanciel (contexte sanitaire actuel, calendrier de compétitions et domiciliation à Villard-de-Lans, dans le Vercors, en France). "En période de compétition, alors que l'entraînement est plus léger, je me retrouvais avec pas mal de temps libre à l'étranger", reprend Tom Lahaye-Goffart. "J'avais besoin de m'occuper. J'avais aussi besoin d'avoir un plan "B" pour plus tard…"
Enfin un relais aux JO ?
Au niveau ski, il a pu enfin remettre un dossard lors d'une manche de la Coupe de Suède voici 10 jours. Bilan : un top 20 malgré un plateau rehaussé par la présence d'énormément d'athlètes étrangers (plus de 10 nations) et, surtout, malgré une mauvaise "chausse" (skis d'entraînement au lieu de ses skis de compétition, en transfert vers la Finlande à ce moment-là). "Cela m'a permis de valider tout le travail effectué à l'entraînement depuis mai…", constate-t-il.
Des notes encourageantes qui seront bien utiles ce week-end à Kontiolahti, où le Hutois d'origine sera le 3e Belge aligné (avec Florent Claude et Thierry Langer), une première en Coupe du monde. "Plus on prendra des points, plus on pourra grimper dans la hiérarchie mondiale", termine celui qui est par ailleurs rassuré à l'issue d'un dernier test Covid négatif. "Nous sommes actuellement 22es. Or, il faudra être dans le top 20 pour obtenir 4 quotas hommes pour les prochains JO, ce qui serait une première pour notre pays…"