Ce qui nous a marqués en 2019 dans la province de Liège: Visé au sommet, Arnaud Bovy, IP Hannut...
L'année 2019 a été riche en émotions et performances. On en a épinglé quelques unes.
- Publié le 20-12-2019 à 08h54
- Mis à jour le 20-12-2019 à 11h14

L'année 2019 a été riche en émotions et performances. On en a épinglé quelques unes.
Le HC Visé BM a failli tout rafler la saison dernière.
Le HC Visé BM est réputé pour être un club familial. Aujourd'hui, il doit faire face à la réalité du professionnalisme, au sommet du handball de notre pays. Une situation qui rend fier le sympathique président Arthur Hoge. "Le club grandit et je suis pleinement satisfait du travail accompli", dit-il.
Finaliste du championnat de Belgique, de la BeNeLeague et demi-finaliste de la Coupe de Belgique, Visé n'a pourtant pas réussi à décrocher le moindre titre. "Quand j'ai repris le club il y a huit ans, il était en D2. Nous sommes montés en D1 avant de rejoindre la BeNeLeague, où nous n'avons jamais été ridicules. Ma seule déception, c'était la défaite en Coupe de Belgique, mais on ne va pas revenir là-dessus." Pour le reste, les Oies ont été confrontées au géant Bocholt, qui, cette saison encore, ne lâche rien.
Depuis l'entame du nouveau championnat, les Mosans semblent avoir un peu plus de mal à démarrer, mais Arthur Hoge ne panique pas. "Avec tous les blessés que nous avons (eus), le bilan reste positif. J'ai vu des jeunes se battre et bien profiter des blessures des autres pour obtenir une place de titulaire."
C'est d'ailleurs sur ses jeunes que le club mise beaucoup. "Je suis parti à St-Pétersbourg pour les encadrer au niveau européen la saison dernière, c'était magnifique. Nous voulons bâtir une structure solide autour de tous les jeunes. Ils étaient 60 quand j'ai repris le club. Maintenant, il y en a environ 145." De quoi faire passer l'équipe première au second plan ? "Non, c'est toujours la BeNeLeague qui les attire."
L'URSL Visé est montée six fois en autant d'années.
Parler de sport sans évoquer le football, ce n'est pas simple. Le club visétois dirigé par Guy Thiry est parvenu à monter à six reprises consécutives. Malgré notre horloge à remonter le temps, on ne retrouve aucune formation ayant réalisé un tel exploit. "Cette dernière montée au milieu de treize équipes ? On n'aurait pas pu espérer mieux", déclare l'homme fort du club.
De la P4 à la D1 amateurs, Visé peut-il retrouver ses couleurs d'antan ? "Reste à voir si nous pourrons tenir le coup financièrement. Le premier objectif de cette année est de se maintenir. La saison prochaine sera différente. La D1B pourrait devenir une ambition…"
Entre la D2 et la D1, l'URSL a dû s'adapter. "Tous les joueurs étaient semi-pros. Maintenant, il y a douze pros et cinq ou six semi-pros. Nous étudions la possibilité de devenir professionnels l'année prochaine mais nous devons nous poser les bonnes questions, revoir notre organisation générale, car c'est à nouveau la question du financier qui se pose."
Si Visé a connu des changements au niveau des infrastructures avec la pose d'un synthétique, il en a aussi vu au niveau du staff. "Le retour de José Riga est également une fierté pour l'avenir. Avoir un entraîneur qui a côtoyé la D1, la France, l'Angleterre et le Qatar, cela permet d'assurer en partie notre avenir. Il prend aussi des décisions au niveau des transferts, alors qu'avant je le faisais avec Alex Vardakas et Alain Duys. Nous travaillons à quatre et le deuxième tour pourrait être différent…" Il y aura donc bien des transferts à Visé… Mais qui ? Nul doute que José Riga fera jouer ses connaissances.

L'escalade de l'IP Hannut
Ce n'est pas la dernière défaite face à Flémalle (la première de cette saison) qui retirera l'IP Hannut, le club de futsal, de ce classement. Quelques années à peine après sa création, le club de N1 est parvenu à décrocher la Coupe de Belgique en 2018-2019. Et actuellement il est seul en tête. "Nous surfons sur notre bonne fin de saison dernière, explique Geoffrey Alfonso, le T1. C'est une fierté pour tout le monde, c'est sûr." Un leadership synonyme de titre ? "Nous n'y pensons pas. Le premier objectif reste les playoffs, on verra après. Mais nous devrons être encore plus concentrés à partir de maintenant, car le second tour s'annonce compliqué."
Bovy, nouveau pro de la petite balle jaune
Les Bovy et le sport, c'est toute une histoire de famille. Après Margaux, c'est Arnaud qui fait parler de lui. Cette année a été marquée par l'écriture d'une nouvelle page de son bouquin. Un nouveau chapitre carrément : celui du monde professionnel. Un peu comme un enfant qui passe des primaires aux secondaires, Arnaud est devenu le petit chez les grands. "J'ai beaucoup grandi et mûri en un an. J'étais parmi les meilleurs, maintenant je suis débutant chez les pros", raconte-t-il. Durant cette année, le joueur 19 ans a également disputé son premier tournoi ITF. "Et j'ai gagné un 15 000 dollars en Tunisie." Une chose est certaine, il ne s'arrêtera pas en si bon chemin. "Je vais recommencer l'année avec des 15 000 mais le but est de passer aux 25 000 puis aux challengers." Tout cela avant de fouler les terrains de Roland-Garros et de Wimbledon ? "J'ai déjà disputé des Grands Chelems. Mais le faire chez les pros, c'est le rêve de tout tennisman." Il faut dire qu'Arnaud est incroyablement soutenu par son entourage. "Ils me font repousser mes limites. Ils sont évidemment très contents de ce que je réalise. Sans eux et mon staff, tout ceci serait difficile ou impossible."
