Le cyclocross-man namurois Loïc Hennaux raccroche son vélo: "Cela a été un très beau voyage"
Bientôt âgé de 24 ans, le cyclo-crossman namurois raccroche mais va rester sportif.
- Publié le 29-01-2020 à 11h27
- Mis à jour le 31-01-2020 à 09h06

Bientôt âgé de 24 ans, le cyclo-crossman namurois raccroche mais va rester sportif.
C'est une page qui se tourne. Depuis de longues saisons, son nom revenait constamment en hiver. Dans la rubrique des résultats de cyclo-cross. Mais ce ne sera plus le cas. Cette saison. Mais aussi lors des prochaines. Car Loïc Hennaux a décidé de mettre un terme à sa carrière. Il ne va donc plus animer les périodes hivernales sur les fronts du cyclo-cross, lui qui avait l'habitude de s'imposer au grand-duché du Luxembourg et de se glisser dans le top 20 de certaines épreuves avec les pros, en Belgique.
Loïc, pourquoi ce choix ? Qui n'est qu'une demi-surprise, car vous aviez évoqué l'an passé que la saison 2019-2020 serait peut-être votre dernière année de compétition.
"J'ai décidé d'arrêter la compétition car une opportunité professionnelle se présente à moi. Je ne tiens pas à m'étendre sur ce projet qui se met en place. Mais il va me prendre beaucoup de temps. Je n'aurai plus assez de temps pour m'entraîner suffisamment si je veux rester performant dans la catégorie élite. Ce qui est mon souhait. Je respecte la catégorie des amateurs et masters, mais mon souhait a toujours été de rester avec les élites. Pas de redescendre de catégorie. Je préfère me retirer complètement plutôt que de continuer sans pouvoir m'entraîner correctement, à courir derrière la condition sans jamais être véritablement bien. J'en ai beaucoup discuté avec mon entourage. Mais aussi avec Gérard Bulens. Et j'ai décidé d'arrêter. Je vais avoir 24 ans. J'ai d'autres envies."
Vous allez rester sportif ?
"Oui ! J'ai besoin de sport. Je vais donc rester actif, m'entretenir. J'ai déjà repris la course à pied. Je vais faire des trails. J'ai aussi envie de faire un peu d'escalade. Je fais également de la musculation avec des collègues, pour entretenir le cardio. Je vais rester sportif, c'est évident. Et puis je vais continuer à faire du vélo pour le plaisir. Y compris du cyclo-cross. J'irai par exemple encore rouler avec mon ami Julien Kaise."
Quel regard portez-vous sur votre carrière ?
"Je suis fier de ce que j'ai accompli. J'ai tout donné. Cela a vraiment été un beau voyage durant toutes ces années".
Namur, le Koppenberg et ses victoires
Plongeon dans les meilleurs moments de la carrière de Loïc Hennaux.
De toutes ces années passées dans les pelotons de route ou de cyclo-cross, que retient Loïc Hennaux parmi ses meilleurs souvenirs ?
Le Koppenberg
"Je pense tout d'abord au Koppenberg. Une épreuve mythique. Sur laquelle je m'étais classé onzième chez les espoirs. L'année derrière, j'avais terminé trois places derrière Mathieu van der Poel. Et cette année, je m'y suis glissé dans le top 20 avec les pros."
La Citadelle de Namur
"Le cyclo-cross de Namur a également une place particulière dans mes souvenirs. Une grande épreuve, dans ma province. À laquelle j'ai pu participer en intégrant l'équipe nationale. Chez les juniors et chez les espoirs. C'était fort. Surtout sur ce lieu, sur lequel je roule toujours avec autant de plaisir. Sur un circuit qui me plaît beaucoup. J'ai aussi pu commenter le direct à la télévision."
La Philippe Gilbert
"Ce n'est pas du cyclo-cross, mais ma septième place à la Philippe Gilbert juniors est un souvenir fort pour moi. Ce top 10 sur cette classique m'a amené ensuite au sein de l'équipe continentale Color Code-Biowanze. Qui m'a fait approcher le monde professionnel."
Ses victoires
"Je retiens également mes victoires. Une cette année. Trois l'an passé. Deux il y a deux ans. Une il y a quatre ans. Et cinq chez les juniors. Ma première, à Alsemberg, chez les juniors, est un très beau souvenir. Car elle m'a ouvert les portes de l'équipe nationale de cyclo-cross. Ma victoire à Warken, dans la neige, en 2018, le jour de l'anniversaire de mon défunt parrain, quand toute la famille avait fait le déplacement, est aussi un souvenir fort en émotion."
Sa pire déception : son forfait à Namur
Comme tout sportif, Loïc Hennaux a connu des déceptions au cours de sa carrière. Notamment lors de l'exercice 2019-2020, qui ne s'est pas terminé comme il l'aurait rêvé, lui qui était diminué ces derniers mois par plusieurs maladies. "Mon pire souvenir est sans doute mon forfait pour le cyclo-cross de Namur", évoque-t-il. " J'avais été sélectionné à nouveau pour cette manche de la Coupe du monde. Mais je suis tombé malade juste avant Spa-Francorchamps. Et, avec ma maladie, je ne pouvais pas assumer ma place en sélection nationale pour la Citadelle. C'était la dernière fois que j'aurais pu y participer chez les espoirs. Cela avait été un très mauvais moment ! La période la plus noire de ma carrière."