La sensation de Roland s'est contentée de... traverser la rue !
Diane Parry a déjà réussi son Paris. Elle a fait honneur à l'invitation qu'elle a reçue de la part des organisateurs.

- Publié le 27-05-2019 à 15h42
- Mis à jour le 27-05-2019 à 18h04

Diane Parry a déjà réussi son Paris. Elle a fait honneur à l'invitation qu'elle a reçue de la part des organisateurs. A 16 ans, la Française découvrait un univers totalement neuf. Classée à la 457e place mondiale, elle a surpris tout le monde en battant Vera Lapko (6-2, 6-4). Une telle performance n'avait plus été signée depuis au moins 10 ans.
Elle avait tout d'une grande. Parry a eu le bon goût d'ajouter la manière à sa victoire. Elle a imposé son rythme et sa filière à un Lapko dépassée. Maître de son tennis, elle a ensuite maîtrisé ses émotions pour assurer l'essentiel sur les derniers jeux. Elle est calme et réfléchie. A 16 ans et 281 jours, Diane Parry est ainsi la plus jeune joueuse à gagner un match du tableau final à Roland Garros depuis 2009 et la Portugaise Larcher de Brito qui avait alors 16 ans et 129 jours, ainsi que la plus jeune joueuse française à gagner un match dans un tournoi du Grand Chelem depuis Alizé Cornet, à Roland-Garros, en 2006.
Il était tout naturel qu'elle arrive à Roland Garros. Elle étudiait à l'école primaire à Boulogne Billancourt. Quelques années plus tard, elle a traversé la rue pour trouver un emploi à la FFT. Elle a tout naturellement appris les bases au Tennis Club de Boulogne-Billancourt dès ses 5 ans en regardant son grand frère taper la balle. Repérée par les dirigeants du tennis français, elle a mené en parallèle ses études et ses premiers pas pros. Elle prévoit de mener des études scientifiques et une carrière pro. "Je le voyais tous les jours quand je partais à l'école. J'ai toujours voulu jouer à Roland Garros. Maintenant, j'ysuis. J'espère que ce n'est que le début."
Son jeu est le reflet de sa personnalité: construit et réfléchi. Elle lâche des revers à une main et prend les points grâce à son coup droit. Mentalement, elle est très solide. Physiquement, elle a déjà connu un arrêt de 6 mois à cause d'une scoliose. Cette histoire appartient au passé.
"J'espère être bien classée au classement WTA d'ici 10 ans", confiait elle à Antoine Decarne il y a un an. "Jouer sur les Grands Chelems serait un rêve."
Le rêve est devenu réalité. Il y a quelques mois, son entraîneur confiait sur le site ESJ que "l'objectif, c'est qu'elle soit dans les trois meilleures juniors mondiales pour jouer des Masters en septembre. Elle a pris un peu d'avance.