L'autre regard : Une fille dans le vent pour sauver le tennis féminin de l'ennui
Un autre regard signé Miguel Tasso.

- Publié le 14-09-2021 à 12h34
- Mis à jour le 14-09-2021 à 12h35

L'improbable victoire de la jeune et talentueuse Emma Raducanu à l'US Open s'inscrit pleinement dans l'anarchie actuelle du tennis féminin. Ces dernières années, le circuit WTA est complètement déroutant et collectionne les lauréates. Là où, chez les hommes, Novak Djokovic, Roger Federer et Rafael Nadal ont réalisé une véritable OPA sur les titres majeurs (60 sacres sur 70 en Grands Chelems), c'est tout le contraire chez les filles où l'on recense treize championnes différentes lors des vingt dernières levées. (...)
Ces dernières années, le circuit WTA est complètement déroutant et collectionne les lauréates. Là où, chez les hommes, Novak Djokovic, Roger Federer et Rafael Nadal ont réalisé une véritable OPA sur les titres majeurs (60 sacres sur 70 en Grands Chelems), c'est tout le contraire chez les filles où l'on recense treize championnes différentes lors des vingt dernières levées.
Il fut une époque où, côté courts, les ladies attisaient les passions avec des duels épiques, des personnalités fortes, des championnes charismatiques. On pense à Chris Evert, Martina Navratilova, Steffi Graf, Monica Seles ou Arantxa Sanchez. Plus près de nous, nul n'a oublié ces matchs enfiévrés opposant, pêle-mêle, les sœurs Williams, Maria Sharapova, Jennifer Capriati, Amélie Mauresmo et, bien sûr, Justine Henin et Kim Clijsters.
Les troupes étaient bien rodées, le spectacle était permanent. Là, sans dénigrer les mérites d'Ashleigh Barty, de Barbora Krejcikova ou de Simona Halep, il est évident que les représentations sont moins glamour. Et dire que Naomi Osaka, qui semblait taillée pour un vrai premier rôle, est aux portes de la dépression. On espère, du coup, que la promotion en haut de l'affiche d'Emma Raducanu, teenager dans le vent, ne s'apparentera pas au simple passage d'un Ovni, à une illusion d'un soir.