L'analyse de l'expert: Nadal a choisi la voix de la sagesse

Une analyse signée Christophe Verstrepen.

L'analyse de l'expert: Nadal a choisi la voix de la sagesse
©AFP

Cette fois, il a écouté ses proches, la voix de la sagesse et celle de la raison. Lors du quart de finale face à Taylor Fritz, alors que son père Sebastian lui faisait des signes pour qu'il abandonne suite à ses problèmes à l'abdomen, Rafael Nadal n'a écouté que son cœur et son courage sans suivre la voie que son paternel aurait voulu qu'il prenne.

Malgré une blessure qui le handicapait au service, plus aucune balle ne dépassait les 150 km/h sur ses engagements, le Majorquin s'est accroché pour écarter l'Américain et rejoindre le dernier carré du All Engand. Prouvant une fois de plus toute sa résilience et son jusqu'au-boutisme face à la douleur et l'adversité. La race des grands champions. Mais ici face à un corps une nouvelle fois meurtri, l'ancien numéro un mondial n'a pas pris le risque de dépasser la ligne rouge en jetant l'éponge la veille de sa demi-finale face à Nick Kyrgios. Le jeu n'en valait pas la chandelle.

À 36 ans, l'Espagnol sait qu'il ne lui reste que quelques mois, années, pour briller sur le circuit et décrocher des nouveaux titres dans les tournois du Grand Chelem pour devenir le plus grand joueur de tous les temps. Sa blessure latente au pied pouvant à tout moment mettre un terme à sa carrière, risquer une blessure encore plus grave à l'abdomen ne servait à rien. Ce choix n'aura pas été facile à poser, mais il était le plus logique et aura aussi le mérite de faire taire les mauvaises langues qui doutaient de la véracité de la blessure du roi de Roland-Garros. Et finalement dans cette histoire, le plus déçu sera certainement Taylor Fritz, battu par un joueur diminué qui finalement déclare forfait 24 heures plus tard.

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