"Cela n'a pas suffi", "C'est dur. Mais on le savait": les réations belges après la défaite en Coupe Davis contre l'Italie
Steve Darcis, le capitaine de l'équipe, était un peu triste, vendredi soir à Bologne, après la défaite 2-1 de la Belgique contre l'Italie dans le deuxième duel du groupe A des Davis Cup Finals.

- Publié le 14-09-2024 à 07h49

Comme mardi contre les Pays-Bas, le Liégeois, 40 ans, a vécu une journée riche en émotions, mais qui, cette fois, n'a pas connu de happy end.
"C'est dur", a-t-il confié en conférence de presse. "Mais on le savait. Affronter l'Italie, en Italie, ce n'est pas une sinécure. C'est l'équipe favorite de notre groupe. Nous avons eu quelques opportunités dans le premier simple, mais quasi aucune dans le double. Bolelli et Vavassori ont remarquablement bien servi. Ils ont très bien joué et étaient un peu meilleurs. Les Italiens étaient supposés gagner, ils l'ont fait. Maintenant, nous savons que nous devrons battre le Brésil. Il n'y a pas d'autre choix. Et nous allons faire le maximum pour l'emporter et nous qualifier."
Steve Darcis devra également y faire un choix, pour le premier simple, entre Raphaël Collignon (ATP 194), qui a tenu la dragée haute au Néerlandais Botic van de Zandschulp (ATP 68) mardi, et Alexander Blockx (ATP 253), qui a poussé l'Italien Matteo Berrettini (ATP 43) dans ses derniers retranchements ce vendredi.
"J'ai déjà décidé qui jouera en simple contre le Brésil", a-t-il avoué. "Évidemment, je ne vous le dévoilerai pas. Raphaël (NdlR : Collignon) a disputé un très bon match mardi. Alex (NdlR : Alexander Blockx) a joué un très bon match aujourd'hui. Je n'ai pas vu une grande différence entre les deux. Et je ne suis pas sûr que Berrettini était à son top. J'ai la chance d'avoir deux bons jeunes joueurs, qui se sont remarquablement comportés pour leur première sortie. C'est le principal. On verra demain matin, mais j'ai bien entendu ma petite idée."
"On a bien servi"
Sander Gillé (ATP 32) et Joran Vliegen (ATP 32) étaient déçus vendredi soir à Bologne, de n'avoir pu offrir une deuxième victoire à la Belgique lors la rencontre face à l'Italie dans les Davis Cup Finals. Engagés dans un nouveau double décisif, les Limbourgeois se sont cette fois inclinés 7-6 (7/2), 7-5 face à la paire composée d'Andrea Vavassori (ATP 9) et de Simone Bolelli (ATP 12), finalistes à Roland-Garros en juin dernier.
"C'est dur de perdre un set après avoir passé plus de 90% de premières balles", a confié Sander Gillé après la défaite. "C'est la première fois que cela nous arrive. J'imagine qu'il faut un début à tout", a-t-il soupiré. "Le pourcentage était plus élevé que d'habitude, mais le pourcentage n'a pas tellement d'importance. On se retrouve à disputer un nouveau tie-break, où l'on perd un point ici et là. Et c'est ce qui fait la différence. Que nous passions 60% ou 90% de premières balles, à l'arrivée, cela se joue toujours sur quelques points. Nous avons très bien servi, et c'est quelque chose que nous gardons à l'esprit pour demain, mais cela n'a pas suffi, malheureusement."
Battus, Sander Gillé et Joran Vliegen n'étaient toutefois pas abattus. Et ils sont bien décidés à se rattraper, ce samedi, lors de la rencontre capitale pour la qualification pour le Final 8 à Malaga contre le Brésil.
"C'est toujours un honneur de défendre les couleurs de la Belgique, qu'il s'agisse de jouer en simple ou en double", a poursuivi Joran Vliegen. "Nous disputons également les plus grands tournois du circuit. Nous faisons toujours le maximum, nous cherchons continuellement à progresser, ainsi qu'à divertir les spectateurs. Pour nous, le double, c'est vraiment spécial. Il y a énormément de bons joueurs de double aujourd'hui. Le niveau est très élevé, quand on regarde les meilleurs. Et nous tâchons toujours de faire le boulot, pour nous et pour l'équipe."
