Roland-Garros – Kim Clijsters, de retour en Europe, dévoile le choix sportif de sa fille : "Jada va jouer pour la Belgique"
La Limbourgeoise va participer au Trophée des légendes en espérant que John McEnroe ne râle pas trop : "Et pas de grand écart"

- Publié le 03-06-2025 à 06h44

Dans une présentation du Trophée des Légendes où on retrouvait des joueurs comme Michael Chang et Mats Wilander, l'ancienne star du circuit qui attirait le plus les regards et les sollicitations se nommait Kim Clijsters. Il faut dire que notre compatriote n'est plus souvent en Europe puisqu'elle vit aux États-Unis. Après avoir passé de longues minutes à répondre à la presse internationale, l'ancienne numéro un mondiale a accordé un entretien particulier aux trois médias belges présents. Mais avant cela, la Limbourgeoise, toujours aussi souriante, a claqué la bise à la journaliste radio de la RTBF, à l'envoyé spécial d'un quotidien néerlandophone, à Filip Dewulf et à votre cher serviteur. Du 100 % Kim…
Kim, toujours heureuse de revenir en Europe ?
"Je suis toujours contente d'être là mais c'est toujours difficile de partir. C'est super chargé à la maison. Brian, mon mari, et Jada, ma fille, étaient à Los Angeles. pour un camp de basket. C'est toute une organisation. Mais une fois que je suis ici, c'est chouette. J'aime toujours le tennis."
Avez-vous repris les entraînements pour ce tournoi ?
"Je ne dirais pas que j'ai suivi des séances particulièrement. J'espère qu'avant mon troisième match que je dois jouer avec John McEnroe, je serai revenue à un niveau convenable. Que je ne vais pas trop entendre le mot bordel sortir de sa bouche. C'est du double, cela devrait aller."
Savez-vous encore faire le grand écart ?
"Une fois, et puis c'est fini. Je ne vais pas prendre des risques."
Il n'y avait aucun Belge au deuxième tour en simple ici à Roland, cela vous affecte-t-il ?
"Non. C'est dommage bien sûr, mais parfois, on en a trois en deuxième semaine à Wimbledon. Donc ça peut aller très vite dans l'autre sens aussi. Je ne m'en fais pas trop. J'ai aussi vu Jeline Vandromme chez les juniores. Elle a perdu mais revient d'une blessure. Et elle a joué contre une bonne joueuse. Cela fait partie du processus d'apprentissage."
On compare toujours tous les Belges à vous et Justine ?
"Oui, c'est dommage."
Comment voyez-vous cela ?
"Cela a toujours été comme ça, même à l'époque de Kirsten Flipkens quand elle jouait une demi-finale à Wimbledon. Il faut arrêter les comparaisons."
Que pensez-vous du potentiel de Jeline Vandromme ?
"J'ai déjà pu m'entraîner un peu avec elle. Ses balles arrivent très bien, très lourdes. Elle travaille dur. Elle est aussi intelligente. Elle veut encore combiner le tennis avec l'école. Je pense que, maintenant, elle est dans une phase où l'accent va se mettre plus sur l'ensemble de sa carrière tennistique. Je suis curieuse de voir comment elle va continuer à progresser dans les années à venir."
A-t-elle un avenir prometteur ?
"On ne sait jamais. Il peut se passer tellement de choses. Des bonnes joueuses, j'en ai vu plein, dans les juniors, top 10, qui ensuite n'ont pas su faire la transition vers le circuit pro. Donc c'est important de continuer à travailler dur et de s'améliorer un peu chaque année, et aussi d'avoir un peu de chance. Ça fait partie du jeu."
Quels souvenirs avez-vous quand vous venez à Roland ?
"Me balader ici comme juniore, venir voir Filip Dewulf jouer. Me promener avec ma grand-mère, gagner le double chez les juniores. Des choses comme ça. Être dans les tribunes avec mon papa."

Et la concurrence avec Justine ? Vous vous voyez encore ?
"Très peu depuis que je vis aux États-Unis. Avant, on se croisait de temps en temps à un événement. Mais maintenant, même ça, c'est rare. Je ne l'ai pas encore vue cette année à Roland."
Justine ne joue pas le tournoi des légendes ?
"Ce qui est dommage. J'aimerais bien. Il y a encore quelques filles qu'on essaie de convaincre de revenir, comme Capriati ou Graf."
Vous êtes souvent dans les salles de basket avec Jada, préférez-vous regarder le basket ou le tennis ?
"Je n'ai pas vraiment le choix. Je vois dix matchs par week-end. Et maintenant, j'y vais avec des bouchons d'oreilles parce que je ne supporte plus les coups de sifflet et les cris. Les trois enfants jouent au basket, pas seulement Jada."
Jada va-t-elle jouer pour la Belgique ?
"Oui. Elle a joué les deux dernières années pour les Belgian Cats U16 et U18. Cet été, ce sera avec les U18 en Espagne. Je peux oublier mes vacances. Mais c'est chouette. Je téléphone souvent à ma maman pour lui dire : c'est à mon tour maintenant d'aller partout pour ma fille."
Donc Jada va choisir l'équipe belge ?
"Oui, elle a des amies d'enfance dans l'équipe. Elle avait aussi été sélectionnée pour un camp avec les USA, mais cela n'a pas été plus loin. Je ne connais pas exactement les règles, mais il y a une certaine limite d'âge où elle doit choisir. Je crois que c'est vers 17 ans. Pour l'instant, sa tête est avec la Belgique."
Est-ce une chance d'avoir une famille de sportifs ?
"Oui. Mon père était dans le foot, moi dans le tennis, et maintenant peut-être Jada dans le basket. Mon père aurait adoré la voir jouer. Elle est très déterminée, elle joue même avec des points de suture. C'est une compétitrice."
Vous avez aussi vécu ce chemin vers les sommets. C'est un atout pour elle ?
"Oui ! Brian est plus dans le basket. Moi, je m'occupe de sa récupération, de l'alimentation, du suivi scolaire. Et parfois je lui dis : 'Maintenant, fais une pause. Va faire quelque chose avec tes amies.' Je me surprends à parler comme mon père. Et je réalise combien ces moments avec la famille et les amis sont importants."
Finalement, le temps passe vite ?
"L'année dernière, il y avait quinze ans que je gagnais l'US Open avec Jada sur le court. Et maintenant, elle est plus grande que moi, elle conduit. Le temps passe très vite."
