Cet ami de Carlos Alcaraz remporte le Belgian Open : "On se parle souvent, c'est une belle personne"
L'Espagnol Martin de la Puente, troisième mondial, a remporté la 35e édition du plus grand tournoi de tennis en chaise de Belgique…

- Publié le 27-07-2025 à 17h04

Pour la 35e édition du Belgian Open, la première à Enghien, c'est un très beau vainqueur qui a inscrit son nom au palmarès : Martin de la Puente. L'Espagnol, troisième mondial et première tête de série, a dominé en finale l'Américain Casey Ratzlaff (ITF 8) : 7-5, 4-6, 6-4. Déjà vainqueur de deux Grands Chelems en double et lauréat d'une médaille de bronze au Jeux, toujours en double, le droitier originaire de Vigo s'est confié après son sacre.
Martin, quel est votre rêve ?
"Mon rêve était, quand j'étais petit, de jouer au tennis. Mais on m'a diagnostiqué le syndrome de Proteus. Ce qui provoque une croissance excessive des os. Je ne pouvais pas faire grand-chose. Aujourd'hui, je suis très heureux de faire ce que j'aime, de gagner des tournois, de m'amuser et vivre une belle histoire. J'aime dire aux gens qu'il faut profiter des beaux moments. Le tennis m'a aidé pour être la personne que je suis maintenant."
Et sportivement ?
"Je veux arriver au top du tennis mondial et je vais tout donner pour y arriver. Je rêve d'un Grand Chelem en simple, j'ai déjà gagné en double, je rêve de l'or paralympique, j'ai déjà une médaille de bronze en double. J'ai la force et je suis en train de travailler pour vivre ces grands moments. Oda et Hewett dominent notre sport. Comme troisième mondial, je suis prêt à me battre pour rivaliser avec eux."
En Espagne, le handisport reçoit-il beaucoup d'aide ?
"C'est difficile. Il y a une forte médiatisation l'année des Jeux mais moins après. Je suis chanceux de pouvoir compter sur des sponsors privés. Il faut normaliser le handisport car on fait un très bon travail."
Je comprends la décision de Joachim Gérard."
Avez-vous des contacts avec Carlos Alcaraz ou Rafael Nadal ?
"J'ai une belle amitié avec Carlos, on parle très souvent ensemble. C'est une belle personne. En fait, il y a une relation assez forte entre tous les joueurs espagnols. Rafael et Carlos jouaient ou jouent sur des circuits différents, possèdent une notoriété mondiale, mais ils ont toujours un mot ou une pensée pour nous."
Existe-t-il une grande culture du tennis en Espagne ?
"Oui, Nadal a été une locomotive incroyable pour notre sport et il y a maintenant Alcaraz. Quand tu vois des athlètes comme eux, tu rêves de les imiter. Ils font naître des vocations."
Pendant un an vous avez joué en double avec Joachim Gérard qui va prendre sa retraite. Que pouvez-vous nous dire de lui ?
"C'est un très bon joueur, une personne incroyable, un très bon ami. On a gagné un tournoi et le Masters ensemble. Je garde de bons souvenirs. Il pourrait encore jouer quelques années mais il a pris une décision par rapport à sa famille. Je respecte et je comprends ce choix."
Quel est ton sentiment sur cette première édition du Belgian Open à Enghien ?
"Je vois une équipe incroyable qui travaille fort. Les organisateurs sont proches des joueurs. Je compte revenir dans les prochaines années. Cela a été compliqué avec la pluie et l'impossibilité de jouer dehors mais les organisateurs ont trouvé des solutions et rendu les courts indoor agréables."