Australian Open – Voici les secrets de la régularité d'Elise Mertens dans les tournois du Grand Chelem : "C'est une belle statistique"
La Limbourgeoise s'est qualifiée pour la 27e fois de sa carrière pour le troisième tour d'un Majeur.

- Publié le 22-01-2026 à 20h24
- Mis à jour le 22-01-2026 à 21h06

Elle ne sera jamais la reine du circuit WTA ou la spécialiste des prestations qui crèvent le plafond. Mais ce qu'on ne pourra jamais retirer à Elise Mertens (WTA 21), c'est sa grande régularité depuis presque une décennie. À Melbourne, La Limbourgeoise a rejoint pour la 27e fois (NdlR : sur 35 tournois) de sa carrière le troisième tour d'un Grand Chelem en dominant 6-3, 6-1 la Japonaise Moyuka Uchijima (WTA 88).
"C'est une belle statistique, expliqua notre compatriote Ce n'était pas mon meilleur match contre Uchijima. Mais vingt-sept fois au troisième tour, ça compte quand même."
Mais la question qu'on peut se poser, c'est de savoir comment Elise Mertens est parvenue à réaliser une telle performance depuis 2017 et son premier troisième tour face à Venus Williams à Roland-Garros. La réponse s'articule autour de plusieurs axes.
Son niveau de jeu
Depuis sa demi-finale en 2018 à Melbourne contre Caroline Wozniacki, la numéro un belge n'a connu que très peu de périodes difficiles ou de graves blessures. Son tennis a toujours été bien en place et cette dernière, qui n'était pas la joueuse la plus douée de sa génération, a toujours travaillé énormément pour progresser. Lors de ses premiers pas chez les pros, son plan de jeu s'articulait essentiellement autour d'un tennis très défensif. "C'est ce que je nommais mon plan A", expliqua régulièrement Elise. Consciente que cette tactique très énergivore ne tiendrait pas sur la durée et deviendrait obsolète face à un tennis de plus en plus agressif, notre compatriote (30 ans) a appris à avancer plus dans le terrain pour mettre la pression sur ses adversaires. Ce qu'elle appelait encore il y a quelques années son "plan B" est devenu, grâce aussi à un service plus performant, son plan A. Et ses nombreux matchs en double lui ont appris à être à l'aise au filet.

Son statut de tête de série
Stakhanoviste des courts, Elise Mertens joue beaucoup, à la fois car elle en a besoin mais aussi pour rester dans le top 30 mondial. Un classement qui lui permet d'être tête de série sur les Grands Chelems et d'éviter lors des deux premiers tours des ténors de la WTA. Bien évidemment, il y a eu des petits couacs comme contre Loïs Boisson lors du dernier Roland-Garros, mais ils se comptent sur les doigts d'une main. Et si les surprises, surtout les mauvaises, sont moins récurrentes chez les femmes que chez les hommes, cela s'explique notamment par la dimension physique des rencontres qui ne changent pas à la WTA entre la saison régulière et les Grands Chelems.
Le prochain objectif d'Elise Mertens sera de disputer un huitième de finale en dominant pour cela la surprenante Tchèque Nikola Bartunkova (WTA 126).