Australian Open – Malgré quelques ratés, voici comment Novak Djokovic a appris à gérer ses émotions
Le Serbe est passé à dix centimètres d'une disqualification à cause d'un geste de mauvaise humeur.

- Publié le 25-01-2026 à 15h06
- Mis à jour le 25-01-2026 à 15h10

Novak Djokovic est présenté comme le joueur le plus complet de l'histoire du tennis. Au-delà de ses qualités physiques et techniques, sa véritable force réside peut-être dans sa gestion des émotions, un domaine qu'il a longtemps dû apprivoiser pour atteindre l'excellence. Un domaine où le volcan qu'il est explose encore parfois. Samedi, lors de sa victoire (6-3, 6-4, 7-6) au troisième tour contre Botic van de Zandschulp, le Serbe est passé à dix centimètres de la disqualification en frappant de rage, une fois l'échange terminé, une balle qui a failli toucher une ramasseuse agenouillée près du filet. Ce qui lui était arrivé en 2020 à l'US Open où il avait allumé une juge de ligne.
À ses débuts sur le circuit, Nole était connu pour ses réactions excessives : colère visible, découragement rapide, échanges tendus avec le public ou son clan. Cette instabilité émotionnelle le rendait parfois brillant, mais aussi fragile dans certains moments importants. Conscient que ce frein l'empêcherait de rivaliser durablement avec Roger Federer et Rafael Nadal, Djokovic a entrepris un profond travail sur lui-même.
Sa transformation repose d'abord sur la pleine conscience. L'ancien numéro un mondial a appris à identifier ses émotions plutôt que de les subir. Sur le court, cela se traduit par des routines très codifiées : respiration profonde, regard vers sa raquette, gestes précis entre les points. Ces rituels lui permettent de ralentir le flux émotionnel et de revenir au présent, point après point comme il l'a déjà expliqué.
La méditation et les techniques de visualisation occupent également une place centrale dans son approche. L'homme aux 24 titres en Grand Chelem évoque régulièrement l'importance du calme intérieur, de la capacité à accepter l'erreur sans jugement. Cette philosophie l'aide à transformer la frustration en énergie constructive, notamment dans les matchs éprouvants où la dimension mentale devient déterminante.

Qualifié sans jouer pour les quarts
Face à l'adversité, Novak Djokovic s'est souvent distingué par sa résilience émotionnelle. Là où beaucoup s'effondrent, il élève son niveau de jeu. Cette aptitude à rester lucide sous pression explique en grande partie son immense palmarès. Elle illustre, aussi, une vérité fondamentale du sport de haut niveau : la victoire se joue autant dans l'esprit que dans les jambes.
Samedi, malgré des dizaines et dizaines de rencontres sous haute tension depuis presque deux décennies, le Djoker a montré qu'il était encore humain et le joueur de 38 ans peut remercier sa bonne étoile que sa balle n'ait pas touché la ramasseuse. Un signe du destin ? Peut-être ! Un peu comme celui de ce dimanche puisque son adversaire des huitièmes de finale, Jakub Mensik, a déclaré forfait à cause d'une blessure aux abdominaux. Voilà donc le GOAT en quarts où il attend Taylor Fritz ou Lorenzo Musetti.