Si Joachim Gérard veut devenir menuisier, l'Adeps l'aidera : "On prépare l'après-carrière dès le plus jeune âge"
C'est via le service Projet de vie que les anciens athlètes de haut niveau peuvent recevoir un suivi.

- Publié le 29-01-2026 à 07h00
- Mis à jour le 29-01-2026 à 07h01

En plus de soutenir les athlètes francophones belges de haut niveau pendant leur carrière, l'Adeps s'attache à poursuivre sa mission une fois que le sportif prend sa retraite.
"On a mis en place il y a quelques années un statut qui s'appelle sportif en reconversion, nous a expliqué Étienne Drion, responsable du service Projet de vie. Cela permet aux sportifs quand ils terminent leur carrière de rester encore pendant deux ans sous contrat avec notre service. Pendant vingt-quatre mois, on peut continuer à financer leurs formations, les aider d'un point de vue logistique et organisationnel. Cela peut passer d'une formation universitaire à une formation professionnelle ou des cours de langue. Et ils ont aussi droit pendant deux ans à un accompagnement avec nos psychologues du sport. Ceux-ci se chargent d'un suivi spécifique parce qu'on sait que ce n'est pas toujours évident à gérer une fin de carrière."
Si Joachim Gérard décide, par exemple, de devenir menuisier, l'Adeps pourra financer sa formation.

"Avant cette étape, on fournit un accès à un conseil d'orientation. On travaille depuis des années avec le Siep (NdlR : Service d'information sur les études et les professions) de Namur. Joachim y est d'ailleurs passé. On analyse ce dont le sportif a besoin. Joachim a suivi dans sa jeunesse des études (NdlR : en informatique) mais entre le moment où il a terminé celles-ci et le moment où il a terminé sa carrière, il s'est écoulé un peu plus de dix ans. Donc, parfois, on est has been dans le milieu dans lequel on a étudié. Il faut pouvoir se remettre à jour. L'athlète reste vraiment comme s'il était toujours un sportif de haut niveau en termes d'aide."
Ce service est accessible aux sportifs qui ont été pendant quatre ans sous contrat Adeps lors de leur carrière. Et du côté des responsables du service Projet de vie on est persuadé que les anciens athlètes de haut niveau peuvent apporter de nombreuses choses positives dans des sociétés privées.
"Cela fait partie de ce qu'on met en place avec eux. C'est-à-dire dresser le CV de ce qu'ils ont pu acquérir pendant une carrière. Donc, au niveau du leadership déjà, au niveau de la gestion du stress, au niveau du sens de l'effort. Voilà trois éléments essentiels pour le bon fonctionnement d'une entreprise. Il y a aussi le sens de l'effort."
Du côté de l'Adeps, on désire aussi anticiper le passage des athlètes à la retraite sportive.
"On travaille sur celle-ci quand les sportifs ont quatorze ans et qu'ils possèdent un statut. Il y a des suivis avec des aménagements d'études à tous les niveaux. Le but est que le sportif quand il arrive vers 22, 23, 24 ans ait le plus gros bagage, le plus gros niveau de diplôme ou de formation possible par rapport à ce qui l'intéresse. Sachant qu'à partir de là, il a déjà anticipé son après-carrière."