Australian Open – Carlos Alcaraz dépasse Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic : "C'est une sensation incroyable"
Vainqueur du Serbe à Melbourne, l'Espagnol décroche son septième Grand Chelem et un exploit historique à 22 ans.

- Publié le 01-02-2026 à 17h17

L'apothéose de l'Open d'Australie 2026 allait revêtir une dimension historique quel que soit son vainqueur. On ne parlera finalement pas d'un 25e sacre en Grand Chelem pour Novak Djokovic mais bien d'un Carlos Alcaraz qui est devenu, à 22 ans et 272 jours, le plus jeune joueur à détenir au moins un titre dans chacun des quatre Majeurs. Un exploit qui lui permet de devancer de deux ans son modèle Rafael Nadal, présent à Melbourne, de cinq ans Roger Federer et de presque sept ans son adversaire du jour, Novak Djokovic, battu en quatre sets : 2-6, 6-2, 6-3, 7-5.
"C'est une sensation incroyable, déclara, ému, l'Espagnol, qui compte désormais sept sacres en Grand Chelem. C'est quelque chose que j'avais en tête. Chaque fois que j'arrive en Australie, c'est au sortir d'une présaison où je suis déjà focalisé sur ce tournoi. J'ai toujours fait en sorte de me préparer du mieux possible pour pouvoir soulever le trophée. Les années précédentes, ça n'était pas allé dans mon sens, alors je suis très heureux d'avoir pu me forcer à être meilleur. Et cette année, ça a payé."
Le contexte était particulier, puisqu'il avait mis fin, à la surprise générale, à sa collaboration avec son entraîneur historique Juan Carlos Ferrero quelques semaines avant l'Open d'Australie. Autant dire que le numéro un mondial était attendu au tournant en cas de contre-performance.
"Je n'étais pas surmotivé à cause de cela, poursuivait le Murcien. J'ai joué pour moi et mon équipe. Ce n'est un secret pour personne que j'ai travaillé très dur durant la présaison. Pendant le tournoi, je devais faire en sorte de rester concentré sur moi-même, sur mon jeu, sur le fait d'y mettre toute ma passion. Je ne pensais qu'à ça. Mais maintenant que c'est fait, je suis bien content d'avoir prouvé à beaucoup de gens qu'ils avaient tort."
Je sortais d'une période compliquée et inhabituelle."
Comme tous ses succès en Grand Chelem, celui décroché à Melbourne cette année revêtira une saveur particulière. Parce qu'il s'agissait d'une première à l'Open d'Australie, où il n'avait jamais dépassé les quarts de finale, et parce que de l'autre côté du filet se trouvait un certain Novak Djokovic, pour qui il affiche un profond respect.

"Je sortais d'une période très inhabituelle et assez compliquée, complétait Alcaraz, qui va se faire tatouer un kangourou sur la jambe à la suite de son succès. Beaucoup de gens s'exprimaient et formulaient des doutes sur mon niveau dans le tournoi. Et rien que pratiquer du bon tennis, cela signifiait déjà beaucoup pour moi. À la fin, c'est un rêve qui se concrétise. C'est d'autant plus fort que c'est face à Novak en finale. Il est une constante source d'inspiration, pas seulement dans le tennis mais pour tous les athlètes. Il a tout donné pour faire mentir ceux qui disaient qu'il ne jouerait plus une finale en Grand Chelem. S'il maintient ce niveau sur toute la saison, il va encore faire de grandes choses."
Novak va encore faire de grandes choses."
Des objectifs élevés, l'Espagnol peut encore en nourrir, comme tenter de décrocher le Grand Chelem calendaire en s'offrant l'Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open.
"Ce sera un immense défi à relever. Pour l'instant, le prochain Grand Chelem, c'est Roland-Garros, où j'ai de très bons souvenirs. C'est toujours particulier quand j'arrive là-bas. Je ne veux pas me mettre trop de pression sur ce que je peux encore accomplir, mais ça va être génial. Je vais essayer de me préparer pour arriver dans de bonnes conditions, de travailler dur et de bien récupérer pour bien figurer."
Et encore écrire quelques belles pages de l'histoire du tennis.