Australian Open – Plus forte que le déracinement, les blessures et les maladies : Elena Rybakina, la championne qui ne fait pas de bruit
Tout en puissance et en discrétion, la Kazakhstanaise a remporté, à Melbourne, son deuxième Grand Chelem.

- Publié le 01-02-2026 à 14h31

Elena Rybakina n'a pas crié. Elle n'a pas sauté comme une folle. À Melbourne, après sa victoire en finale de l'Australian Open face à Aryna Sabalenka (6-4, 4-6, 6-4), la Kazakhstanaise, qui était menée 3-0 dans la dernière manche, a simplement souri, raquette à la main. Fidèle à elle-même.
"Je suis très fière de ce que j'ai accompli ici. C'était un tournoi très difficile, mentalement et physiquement", a-t-elle confié après son sacre, le deuxième en Grand Chelem après Wimbledon 2022. Face à une adversaire qu'elle avait déjà affrontée en finale à Melbourne trois ans plus tôt, Rybakina a cette fois tenu bon jusqu'au bout.
Voilà une nouvelle belle récompense pour une femme de 26 ans au parcours difficile. Née à Moscou, la droitière change de nationalité sportive en 2018 pour représenter le Kazakhstan, un choix déterminant pour la suite de sa carrière. "J'avais besoin de soutien et de stabilité pour continuer à progresser", explique-t-elle souvent, sans détour.

Introvertie, peu encline aux projecteurs et assez discrète sur les réseaux sociaux, la nouvelle reine de Melbourne préfère laisser parler son jeu : un service dévastateur, des frappes tendues et une maîtrise émotionnelle rare. "J'essaie de rester calme, peu importe le score. C'est ma façon de jouer", a-t-elle glissé après la finale.
Marquée par des blessures (dos, hanche, pied) et sujette aux infections respiratoires, ce qui l'a plongé dans des périodes de doute, la n° 3 mondiale a appris la patience. À Melbourne, elle n'a pas seulement remporté un trophée : elle a confirmé qu'on peut régner sur le tennis mondial sans bruit, mais avec une autorité absolue.