La dernière humeur: Elio Di Rupo, un président qui vacille
- Publié le 17-12-2017 à 13h51

La dernière humeur est signée Vincent Schmidt.Les sorties de Jean-Pascal Labille (Mutualités socialistes) et de Thierry Bodson (FGTB) sonnent comme un véritable coup de poignard à l'encontre du président du PS, Elio Di Rupo. Relégué dans l'opposition, l'ancien Premier ministre peine en effet à rassembler la famille socialiste autour d'un projet susceptible de faire retrouver au Parti à la rose son lustre d'antan. Les forces de gauche se dispersent, pour ne pas dire s'évaporent, à l'instar de ce qu'ont connu nos voisins français suite à la déroute de François Hollande. Alors, l'ancien homme fort du PS peut-il réellement encore fédérer et ramener son parti au pouvoir. Impossible, tonnent Labille et Bodson, assurant que plus personne dans leur entourage ne croit encore en la force d'Elio Di Rupo.
D'autant qu'ils pointent du doigt la montée d'autres formations qui profitent de l'absence de projet et d'occupation du terrain par les socialistes. PTB, Defi, sont-ils en mesure de réellement redistribuer les cartes ? Et si, à force de vouloir s'accrocher au pouvoir sans écouter la base, le Montois faisait les affaires des extrémistes, de gauche ou de droite. Il est encore trop tôt pour tirer quelque conclusion que ce soit, mais il est symptomatique de voir les dinosaures tels qu'André Flahaut devoir voler au secours d'Elio Di Rupo. Croient-ils réellement en sa résurrection, baroud d'honneur ? Les électeurs ont les cartes en main.