Une décision forte: l'intelligence artificielle chinoise DeepSeek interdite au Parlement fédéral !
Le robot conversationnel de la start-up chinoise DeepSeek est interdit au Parlement fédéral depuis la semaine dernière, a appris l'agence Belga auprès des services de la Chambre.

- Publié le 01-03-2025 à 19h17
- Mis à jour le 01-03-2025 à 21h11

La restriction s'applique également aux fonctionnaires et aux administrations publiques.
"L'outil n'est par ailleurs plus accessible via le réseau wifi ainsi que par la connexion internet câblée de la Chambre", précise-t-on.
DeepSeek est un chatbot au même titre que ChatGPT, le robot conversationnel de son rival américain OpenAI. Le lancement fin janvier de ce nouveau modèle de raisonnement, libre d'accès et à faible coût, a secoué l'industrie de l'intelligence artificielle et les marchés financiers.
Toutefois, le modèle fait l'objet de critiques croissantes et de réticences de la part des pays occidentaux. L'application DeepSeek n'échapperait ainsi pas à la censure par Pékin. Par ailleurs, il y a beaucoup de points d'interrogation quant à la protection de la vie privée. À l'instar d'autres pays européens, la Belgique a ouvert une enquête sur DeepSeek pour de potentielles violations du règlement européen sur la protection des données.
La restriction de l'utilisation de DeepSeek sera "réévaluée dès qu'il y aura plus de clarté quant aux dangers liés à la plateforme", indique une note interne.
