"Le football panique n'est pas une bonne politique", prévient Jambon après la montée des prix de l'énergie
La flambée des prix de l'énergie, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, fait ressurgir le débat sur une intervention du gouvernement. Si l'exécutif assure suivre la situation de près, il appelle pour l'instant au calme et n'annonce aucune mesure immédiate.

- Publié le 05-03-2026 à 17h31
- Mis à jour le 05-03-2026 à 17h49
"Si les prix de l'énergie flambent et restent structurellement élevés, le gouvernement ne peut pas simplement ignorer la situation", a déclaré le ministre des Finances, Jan Jambon jeudi en séance plénière de la Chambre. Toutefois, aucune mesure n'a été prise pour le moment. "Le football panique n'est pas une bonne politique", a-t-il déclaré.
L'attaque américano-israélienne contre l'Iran a provoqué une forte augmentation des prix du pétrole, ce qui a impacté les prix de l'énergie en Belgique, notamment à la pompe. Dans la majorité, des voix s'élèvent pour d'ores et déjà prendre des mesures. Ainsi, Steven Matheï (CD&V) a plaidé jeudi pour une diminution plus rapide des droits d'accise sur le gaz, en utilisant un mécanisme existant, mis en place sous la précédente législature, et qui réduit automatiquement ces accises lorsque le prix du gaz dépasse un certain montant.
Jan Jambon a évoqué ce mécanisme, mais n'envisage aucune intervention pour l'instant. Il a toutefois demandé d'analyser "de manière critique" comment l'améliorer.
Selon le ministre de l'Énergie, Mathieu Bihet, le gouvernement examine "différents scénarios possibles". "Nous n'écartons aucune possibilité pour le moment", mais "il nous faut garder notre sang-froid et faire preuve d'une grande vigilance". Pour les prix à la pompe, le ministre a cité le mécanisme du "facteur K", qui permet de corriger le prix en cas d'augmentation brutale.
