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Il tente de s'emparer de l'arme d'un policier mais est libéré à cause du nouveau Code pénal : Julien Moinil monte à nouveau au créneau

Auditionné ce mardi en commission Justice, le procureur du roi de Bruxelles a détaillé, exemples à l'appui, les failles auxquelles il est confronté au quotidien.

Julien Moinil regrette que des mesures de l’accord de gouvernement Arizona peinent à produire leurs effets.
Julien Moinil regrette que des mesures de l’accord de gouvernement Arizona peinent à produire leurs effets. ©Belgaimage

Environ 18.000 déferrements depuis le début de l'année dans le cadre des fusillades à Bruxelles, plus de 120 auteurs incarcérés et 15 mineurs placés en IPPJ. Les chiffres communiqués par le procureur du roi de Bruxelles, Julien Moinil, auditionné ce mardi en commission Justice, sont éloquents.

Il a multiplié les exemples concrets pour montrer l'ampleur des failles de la justice. "Cet été, dans un hôpital bruxellois, des policiers accompagnaient un suspect souffrant de maladie mentale. Lors de cette visite, il a essayé de s'emparer de l'arme d'un policier. Heureusement, la vigilance de la police a été très grande : le pire a été évité et le suspect maîtrisé. Vu sa dangerosité, nous avons demandé qu'il soit incarcéré et soumis à un examen psychiatrique, qui s'est déroulé en prison. Le 1er septembre, avec l'entrée en vigueur du nouveau Code pénal, le juge d'instruction a décidé de le libérer, car la tentative de vol n'est plus punie d'une peine de prison mais d'une amende."

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