Après les émeutes, la police sur le qui-vive samedi 24 octobre : des appels à se rassembler circulent sur les réseaux sociaux
Aucune manifestation n'a été officiellement demandée, mais des appels anonymes circulent sur les réseaux sociaux. Samedi dernier, des débordements ont conduit à l'arrestation de 19 suspects, dont 8 mineurs.

- Publié le 20-10-2026 à 06h35
- Mis à jour le 20-10-2026 à 07h54

La police sera à nouveau sur le qui-vive samedi prochain. Aucune demande officielle de manifestation n'a été déposée, mais des appels anonymes à se rassembler circulent sur les réseaux sociaux, comme ce fut le cas les deux weekends précédents.
La vigilance est d'autant plus de mise qu'un "acte II" des Gilets jaunes est annoncé en France. On l'a vu ces dernières semaines, la tension qui règne chez nos voisins a tendance à se propager chez nous. La Ville de Bruxelles se refuse à tout commentaire.
Les deux derniers week-ends ont déjà été très agités dans la capitale. Samedi dernier, un rassemblement non autorisé a dégénéré à Bruxelles près de la gare du Midi : vandalisme, incendies criminels, pillages, rébellion armée et violences contre les forces de l'ordre.
Au total, 19 suspects, dont 11 majeurs et 8 mineurs, ont été arrêtés judiciairement, selon le parquet de Bruxelles. Ce bilan pourrait encore s'alourdir, le parquet et la police poursuivant leurs investigations pour identifier les autres auteurs.
Deux policiers blessés samedi dernier
Les policiers ont à nouveau été confrontés à des violences. Deux d'entre eux ont été légèrement blessés. Cinq majeurs ont été arrêtés et mis à la disposition du parquet. Pour deux d'entre eux, un juge d'instruction a été requis en vue d'un mandat d'arrêt.
"La liberté d'expression et le droit de manifester pacifiquement sont fondamentaux dans notre État de droit, mais les lois, en particulier l'intégrité physique et la propriété d'autrui, doivent être respectées. Il est essentiel pour notre société que le respect de l'autorité et, bien sûr, l'intégrité physique des policiers soient garantis. Le parquet appliquera donc des mesures systématiques", a indiqué dimanche le porte-parole du parquet dans un communiqué.
Interdiction de dissimuler son visage
Le parquet rappelle par ailleurs qu'il est interdit de dissimuler son visage en public. Cette infraction est passible d'une amende de 200 à 20.000 euros en vertu de l'article 423 du nouveau Code pénal.
En France, un "acte II" des Gilets jaunes est prévu samedi prochain dans plusieurs villes. Les manifestants protestent contre la baisse du pouvoir d'achat et le coût de la vie. Ils réclament notamment une baisse immédiate des prix des carburants, un blocage et une régulation des prix, ainsi qu'une hausse des salaires.