Sidérant au tribunal de Nivelles : en pleine audience, il ouvre... une canette de bière, "je ne suis pas ivre"
Ivre, un ex-habitant de Rixensart a ouvert une cannette de bière dans la salle d'audience du trubunal de Nivelles, ce lundi matin. La présidente est intervenue.
- Publié le 20-10-2026 à 07h40
- Mis à jour le 20-10-2026 à 07h44

En théorie, il est interdit de boire et manger dans la salle du tribunal correctionnel, où les prévenus et les victimes doivent parfois attendre deux ou trois heures que vienne leur tour, vu le nombre de dossiers fixés chaque matin à l'audience. Mais si quelqu'un ouvre discrètement une petite bouteille d'eau, il n'y a en général pas de remarques.
Lundi, un prévenu qui comparaissait libre et patientait parmi le public alors que son avocat n'était pas encore arrivé avait eu quelques réactions bizarres, exprimant notamment son étonnement à voix haute. Puis, à un moment, alors qu'un bruit de cannette qu'on ouvre avait été entendu par tout le monde, les policiers surveillant la salle se sont approchés de lui.
"Je ne suis pas ivre, j'ai un petit peu bu"
L'homme venait d'ouvrir une cannette de bière forte, en pleine audience. Lorsqu'il a été invité à sortir vers la salle des pas perdus, il est apparu qu'il était manifestement ivre. Son conseil, entre-temps, est arrivé et s'est entretenu avec ce client, par ailleurs déjà bien connu de la justice.
Lorsque le dossier a pu être examiné, l'avocat s'est excusé auprès du tribunal, estimant que son client n'était pas en état pour que les débats aient lieu. Mais l'homme, ancien habitant de Rixensart, voulait que son affaire avance.
"Je peux vous assurer que je peux faire abstraction de toute consommation d'alcool, a-t-il assuré à la présidente, avec des intonations qui prouvaient le contraire. Je ne suis pas ivre, j'ai un petit peu bu… Je demande à être auditionné."
Réplique de la présidente: "Non Monsieur, parce que vous êtes saoul, et ce que vous allez me dire ne tiendra pas la route. Vous buvez souvent ?"
Le prévenu a répondu qu'il buvait quand il avait peur, et qu'il avait très peur de parler en public. Il a enchaîné sur ses deux ans d'études de droit, a fini par concéder qu'il était dans un "état rocambolesque", et précisé qu'il avait conscience qu'il devait se faire soigner.
L'affaire reportée
De crainte qu'il ne tombe en s'adressant à elle, la présidente l'a prié de s'asseoir et, sur la suggestion de l'avocat du prévenu, a remis l'affaire pour qu'une chambre spécialisée dans le suivi des assuétudes se penche sur le dossier.
Elle a aussi eu le réflexe de demander à l'ex-Rixensartois s'il était venu en voiture. Il a répondu qu'il était arrivé à Nivelles en train.
Les policiers locaux, alertés, l'ont contrôlé à la sortie du palais et c'est finalement son avocat qui a pris l'homme en charge.