Budget fédéral: déçu par Vooruit, Sammy Mahdi espère une réunion rapide du gouvernement, "le pays n'a pas le luxe de pouvoir attendre"
Vooruit a fait le choix de donner la semaine dernière un coup de frein aux négociations budgétaires fédérales.

- Publié le 25-10-2026 à 14h25

Le président du CD&V s'est dit dimanche "déçu" du choix de Vooruit de donner la semaine dernière un coup de frein aux négociations budgétaires fédérales. Sammy Mahdi appelle les cinq partenaires de coalition à retrouver le sens des responsabilités et boucler rapidement un accord.
Dans une interview lors de l'émission De Zevende Dag (VRT) ainsi que sur la chaîne privée VTM, le président des chrétiens démocrates flamands estime dimanche que le pays "n'a pas le luxe de pouvoir attendre" un accord budgétaire.
M. Mahdi a souligné que la charge d'intérêt du pays se chiffrait actuellement à 1.300 euros par Belge. Ce montant passera à 2.000 euros d'ici la fin de la législature, et même 3.000 euros en 2035 sans changement de cap.
Face à ces chiffres, les partenaires de majorité doivent retrouver le sens des responsabilités, a-t-il plaidé.
Critiques envers Rousseau
Celui-ci a ciblé plus particulièrement l'attitude de son homologue socialiste, Conner Rousseau.
"Tout le monde sait que l'intervention majorée (dans le régime des soins de santé, ndlr) va devoir être adaptée. Tout le monde sait qu'on ne peut pas recevoir de soins pour un euro", a-t-il jugé.
"Quelque chose doit aussi être fait concernant les chômeurs et les malades de longue durée. Quand j'entends que des malades de longue durée sont en Thaïlande ou en Turquie, il faut accepter qu'il faut que ça change en profondeur", a-t-il ajouté.
Et le président du CD&V d'avertir: "Si les partis de gauche ne veulent rien y faire et que les partis de droite ne veulent pas toucher aux épaules les plus larges, c'est alors la classe moyenne laborieuse et les pensionnés qui vont trinquer. Pour nous, ce n'est pas acceptable".
Pour M. Mahdi, le gouvernement fédéral devrait à nouveau rapidement se réunir.
Pour l'heure, les différentes propositions formulées sont analysées par des groupes de travail inter-cabinets. "Mais c'est le Premier ministre qui est maître de l'agenda", conclut le chrétien-démocrate.
