Agressivité verbale et physique: c'est l'incompréhension totale entre grévistes et non-grévistes !
En cette journée de grève nationale, de nombreuses échauffourées ont émaillé la journée de lundi. Plusieurs grévistes ont dû se rendre à l'hôpital et des non-grévistes ont été menacés...
- Publié le 15-12-2014 à 19h50
- Mis à jour le 15-12-2014 à 20h32

En cette journée de grève nationale, de nombreuses échauffourées ont émaillé la journée de lundi. Plusieurs grévistes ont dû se rendre à l'hôpital et des non-grévistes ont été menacés...
Loin de nous l'idée de caricaturer l'action syndicale nationale de ce lundi 15 décembre. Mais un constat s'impose... Nous avons été contactés à de nombreuses reprises par des internautes trouvant le comportement d'une série de grévistes choquant et totalement inacceptable. La violence physique et verbale a malheureusement aussi accompagnée cette journée. Malgré la présence de nombreux piquets avec des personnes avenantes mais déterminées, cordiales mais sans concession...
Des grévistes se sont ainsi réfugiés derrière le droit de grève pour menacer ni plus ni moins des personnes qui entendaient travailler...
Si les travailleurs n'obtempèrent pas, ils menacent d appeler un groupe de grévistes " plus agressifs" selon leurs propres mots comme sur le site de l'enseigne Facq à Gosselies!
De nombreux internautes se sont également étonnés de voir autant d'alcool sur les piquets de grève installé un peu partout dans le pays. "C'est cela faire grève ? Picoler comme des poivrots avec une bouteille presque vide de Williams Lawsons, agresser et empêcher les gens de rentrer chez eux ? C'est scandaleux" nous a envoyé un internaute particulièrement remonté sur la situation, photo à l'appui.

L'image de ces grévistes une canette à la main donne une mauvaise impression dans le grand public. Les différents syndicats devraient le comprendre un jour...
Que dire dès lors de cette femme, membre du Setca Namur et dont la DH a recueilli l'interview, qui s'"amuse" à jeter les vêtements d'un magasin L&L du centre de Namur parce que la gérante a ouvert son enseigne...
Une vidéo de nos confrères de Sudpresse montre d'ailleurs la menace à peine voilée de la responsable régionale... L'intimidation est très claire dans ce cas précis. Si vous persistez à rester ouvert, nous allons mettre votre magasin sans dessus dessous... Totalement inacceptable. Quel droit, aussi essentiel soit-il, peut-il permettre de tels débordements ?

Afin d'être complet et équilibré, il faut bien entendu mentionner de nombreuses actions dangereuses de certains automobilistes coincés par des barrages. Aussi énervant que cela puisse être, rien ne justifie de forcer la route avec un véhicule de plusieurs tonnes comme bouclier.
Lundi, différents faits ont ainsi été rapportés. Il y a cette photo de l'homme au pied-de-biche que nous avons diffusé très tôt et qui témoigne aussi de la violence dans le chef de certains non-grévistes.
A Gerpinnes et à Jemappes, les choses auraient pu prendre une tournure bien plus dramatiques... Lorsque des automobilistes se sentant coincés ont pris la décision de forcer les piquets et barrages faisant courir des risques réels aux grévistes.
On le voit, l'incompréhension gagne du terrain entre les grévistes et ceux et celles qui n'ont pas souhaité faire grève. Une distance qui se marque très fort aussi sur les réseaux sociaux où, il faut bien le reconnaître, les défenseurs du mouvement de protestation peinent à faire comprendre les enjeux de ces grèves tournantes ou nationale.
Alors oui, il est certainement urgent que politiques, syndicalistes et patrons lient langue à nouveau. Mais, il semble tout aussi urgent que les syndicats (re)trouvent le moyen de se faire comprendre par la population. Sans menace, sans agressivité...