"Nous ne voulons pas être des accélérateurs de misère" déclare Quentin Debray. L'union francophone des Huissiers de justice s'adapte au coronavirus.

"Nous ne voulons pas être des accélérateurs de misère", nous déclare ce mardi matin Maître Quentin Debray, président de l'union francophone des Huissiers de justice.  Il a donc pris l'initiative d'encourager ses membres à mettre la pédale douce. "Que ce soit pour des raisons sanitaires mais humaines également. Nous nous devons de faire un geste face à cette crise. 

C'est une situation inédite qui mérite aussi des mesures exceptionnelles. A titre personnel, je travaille pour la Sabam, et je me vois mal aller réclamer des droits d'auteur au secteur de l'Horeca, en pleine crise", poursuit Quentin Debray. Les huissiers de justice apportent ainsi, eux aussi, leur pierre à l'édifice. Le président a recommandé à tous ses membres de permettre, dans la mesure du possible, une forme de moratoire quant à la récupération des créances et la mise à exécution des décisions de justice. 
"Sont dès lors par exemple visées tant les saisies et les ventes, que les expulsions, tandis que les plans de paiement pourront être revus au cas par cas. Le président de l'ASBL, Quentin Debray espère pouvoir "compter sur l'engagement civique de chacun pour donner une image responsable de la profession".