Détecteur de dépassement
- Publié le 15-04-2004 à 06h00
Déjà sur les camionnettes, demain sur votre auto
BRUXELLES L'angle mort est l'ennemi des conducteurs. A moins de tourner systématiquement la tête avant d'entamer la manoeuvre, difficile d'être toujours sûr à 100% qu'un autre véhicule n'est pas à votre hauteur, juste un peu en arrière.
Le piège guette surtout les conducteurs de gros utilitaires, camions ou fourgonnettes tôlées notamment, dont la vision est encore plus partielle. Des miroirs spéciaux ou même des caméras commencent à s'imposer. Dans le même ordre d'idées, un nouvel équipement, un détecteur de dépassement, apparaîtra bientôt sur le marché belge équipant (en option) des camionnettes Peugeot (Boxer) et Citroën (Jumper). "Ce sera sur le marché belge sans doute dès l'été", confirme-t-on chez Peugeot.
L'innovation du groupe PSA existe depuis 2002, mais sort seulement chez nous cette année. Il s'agit d'un détecteur de dépassement avec signal visuel et sonore. Un minuscule détecteur numérique est implanté à la base du rétroviseur côté conducteur et surveille le trafic. En cas de dépassement, le conducteur est averti par un voyant rouge qui clignote à hauteur de rétroviseur. Et s'il décide tout de même de changer de bande en mettant son clignotant, un signal sonore est lancé.
Des véhicules particuliers pourraient aussi être prochainement équipés d'un dispositif similaire. Volvo s'y prépare. Le système suédois envisagé a même un avantage supplémentaire: il est intégré dans les deux rétroviseurs latéraux et surveille donc les deux côtés du véhicule. Utile, par exemple, lorsqu'une moto remonte une file de voitures par la droite. Dès qu'un autre véhicule en mouvement entre dans la zone surveillée, longue de 9,5 m et large de 3 m, un voyant d'avertissement s'allume près du rétroviseur extérieur concerné. Le conducteur sait donc qu'il ne doit pas déboîter.
© La Dernière Heure 2004
