Daubioul coupable de trois assassinats et de faits de mœurs
Le jury a rendu son verdict.
- Publié le 22-10-2015 à 16h40
- Mis à jour le 22-10-2015 à 17h28

Le jury de la cour d'assises du Hainaut a prononcé, jeudi, la culpabilité de Steven Daubioul (28 ans) dans les assassinats d'Emilia Liétard commis en juin 2013, de Concette Tarabella commis en juin 2005, pour lesquels l'accusé était en aveux, mais aussi pour l'assassinat de Martine Vandeput commis en juin 2010. Ce dernier crime était contesté par l'accusé. Il est aussi coupable de faits de mœurs et de détention et diffusion d'images à caractère pédopornographique. Pour le fils de Mme Vandeput, partie civile au procès, l'arrêt rendu jeudi après-midi est un véritable soulagement. Alors que Steven Daubioul a encore nié jeudi matin être l'auteur de l'assassinat de la quinquagénaire, le jury populaire a estimé qu'il était bien coupable de ce crime. "La vérité judiciaire a éclaté et mon client va pouvoir enfin faire son deuil", a commenté Me Mayence.
Le jury a estimé que les dénégations de l'accusé n'étaient pas crédibles "compte tenu des similitudes avec les deux autres assassinats" qui ont tous été commis dans la cité de la rue Chausteur à Lodelinsart, là où vivait l'accusé. Le jury a aussi retenu les similitudes présentées par l'accusation dans son réquisitoire mercredi après-midi: la proximité des lieux où les crimes ont été commis, l'époque à laquelle ils ont été commis ce qui avait valu à l'accusé d'être surnommé le tueur du 20 juin, le fait que l'agresseur connaissait la victime et son statut de femme seule et fragile, la strangulation qui a aussi été opérée dans le cadre de l'homicide de Concetta Tarabella, ou encore le contexte sexuel des faits. Mme Vandeput avait été retrouvée nue sur son lit, "ce qui est contraire à ses habitudes".
Pour les autres crimes, le jury s'est basé sur les aveux de l'accusé qui sont corroborés par les analyses médico-légales. Le jury a estimé que l'accusé avait bien l'intention de ne pas laisser la vie sauve à ses victimes de peur qu'elles le dénoncent.
Les attentats à la pudeur sur un gamin âgé de cinq ans et la détention d'images à caractère pédopornographique n'étaient pas non plus contestés. L'accusé avait filmé ses actes.
L'audience a été suspendue et le débat sur la peine aura lieu vendredi.
