L'avocate d'Issam T., qui l'a fait libérer en septembre se confie sur son client: "Il a sans doute arrêté ses médicaments"
Me Bakkioui est l'avocate qui a obtenu la libération d'Issam T. fin septembre, après avoir purgé sa peine suite à l'agression d'un agent de la prison de Nivelles le 31 août 2013, à l'aide d'une paire de ciseaux.
- Publié le 21-11-2018 à 07h49
- Mis à jour le 21-11-2018 à 07h50

Me Bakkioui est l'avocate qui a obtenu la libération d'Issam T. fin septembre, après avoir purgé sa peine suite à l'agression d'un agent de la prison de Nivelles le 31 août 2013, à l'aide d'une paire de ciseaux.
Contactée par nos soins ce mardi, celle qui fut longtemps l'avocate d'Issam T., l'auteur de l'attaque au couteau survenue hier matin devant le commissariat rue du Marché au Charbon, ignorait encore tout de l'identité du suspect. L'avocate est tombée des nues, selon l'expression utilisée.
"Je suis vraiment étonnée de la qualification des faits de tentative d'assassinat dans un contexte terroriste. Cela ne ressemble pas du tout à mon client", s'exclame l'avocate, affirmant qu'il ne s'agit pas "du tout d'une personne religieuse".

Et l'avocate , qui n'avait pas encore été contactée par Issam T. à l'heure d'écrire ces lignes, d'avancer une hypothèse permettant d'expliquer l'acte commis hier matin : "Pour moi, la seule explication plausible à ce stade, c'est l'arrêt de ses médicaments. J'ai obtenu sa libération le 25 septembre dernier devant la commission de défense sociale. Il avait promis qu'il poursuivrait son traitement. À part une décompensation causée par un arrêt de ses médicaments, aboutissant à un été de démence, je ne vois pas ce qui aurait pu se passer d'autre."
Le 31 août 2013, Issam T. avait déjà agressé un agent, cette fois, de la prison de Nivelles. C'est à la suite de ce fait qu'une décision d'internement fut prononcée à son égard. "Il disait à l'époque qu'il avait entendu des voix lui demandant d'agir de la sorte. Il avait d'ailleurs déjà demandé à plusieurs reprises à voir un psychiatre au sein de la prison. La démence a été retenue et il a alors été interné jusqu'à la fin du mois de septembre dernier, où sa libération conditionnelle fut acceptée."