Sa pèlerine pour les pompiers

E. P

PARIS Depuis son voyage à Ouagadougou, en 2003, l'abbé Pierre limita ses prestations au territoire parisien. En octobre, il participait encore à des réunions au siège international d'Emmaüs, près de chez lui. Mai ses sorties le conduisaient le plus souvent à l'hôpital pour des bilans de santé réguliers. Le 14 janvier, il se plaignit d'une grosse fatigue et fut hospitalisé le jour même pour une bronchite. Il est mort entouré de quelques proches, dans la sérénité. Il a demandé que l'on remette au musée des sapeurs-pompiers de Paris sa légendaire pèlerine noire qui lui avait été donnée en 1954 par un colonel des pompiers. Il a souhaité aussi faire parvenir au pape un paquet contenant un ostensoir fabriqué avec une lampe de poche. Dès mercredi, le cercueil sera exposé dans la chapelle de l'hôpital du Val de Grâce. Une messe pourrait avoir lieu à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris à une date à déterminer. L'abbé Pierre sera ensuite inhumé dans la plus stricte intimité à Esteville, en Seine-Maritime.



© La Dernière Heure 2007

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