C'est un grand classique de Noël : la revente de cadeaux sur Internet explose déjà
Dès le jour de Noël, les cadeaux qui n'ont pas fait mouche sont remis en vente
- Publié le 26-12-2022 à 17h07

C'est désormais une tradition aussi ancrée que la distribution des cadeaux à Noël. Dès le lendemain, parfois même le soir du 24 décembre, les plateformes de vente d'articles en seconde main voient les offres de vente se démultiplier. "Il est encore un peu tôt pour quantifier ce phénomène car il s'étale traditionnellement durant toutes les vacances. Tout le monde ne mentionne pas non plus qu'il s'agit d'un cadeau non désiré dans son annonce. Nous conseillons aux gens de le faire, car c'est aussi devenu une sorte de label de qualité. S'il est écrit "mauvais cadeau de Noël", les gens savent qu'il s'agit d'un nouvel article inutilisé", indique-t-on chez 2ememain.be
L'an dernier 16,8 % des Belges ont avoué avoir reçu un cadeau non désiré ou ne faisant pas du tout plaisir, selon une enquête réalisée par le site de vente d'articles en seconde main. Et le phénomène est plus marqué encore chez les francophones (20,3 %). Pour autant, on n'avoue pas facilement et ouvertement que le cadeau ne nous plaît pas. Seuls 37 ; 3 % des personnes qui ont reçu un présent non désiré ont osé le signaler à la personne qui le leur a offert.
Côté francophone, 24,2 % des gens l'ont revendu tandis que 42,5 % l'ont malgré tout gardé. Les motifs de revente sont nombreux. Pour 22,7 %, la raison était un besoin d'argent. Avec la crise qui nous frappe cette année, cette raison pourrait bien être plus marquée. L'an dernier, 22,8 % jugeaient la revente inconcevable, tandis que 21,2 % avaient peur de froisser la personne qui le leur a offert en le remettant en vente. 24 % préfèrent les donner tandis que 17,7 % jugent que cela ne leur aurait de toute manière pas rapporté grand-chose.
En France, la revente des cadeaux non désirés battait son plein dès le 25 décembre. Sur le site de Rakuten, on enregistrait en effet pas moins de 650 000 nouvelles annonces en cette journée de Noël, soit une hausse de 8 % par rapport à 2021. "Autrefois peut-être tabou, la revente des cadeaux est maintenant assez ancrée dans les habitudes des Français" qui "pensent à la planète en essayant d'avoir un mode de consommation plus raisonnée et à leur porte-monnaie" en cherchant "à préserver leur pouvoir d'achat", indique Flora Louvet, responsable communication de Rakuten France. "On est vraiment sur un aspect très pouvoir d'achat. C'est un vrai coup de pouce budgétaire pour le revendeur comme pour l'acheteur", souligne la porte-parole.
