Désormais produite en Europe, la nouvelle Dacia Spring corrige les principaux défauts de sa devancière
Succès presque inattendu dans sa première mouture lancée en 2021, la Dacia Spring revient pour une seconde génération qui gagne beaucoup en maturité tout en renforçant ses fondamentaux : une consommation contenue et un prix très serré !
- Publié le 08-09-2026 à 10h52

La Spring incarne parfaitement l'esprit de Dacia : une voiture rationnelle et efficace, rendant la mobilité électrique accessible à tous. Une recette qui plait si l'on en croit les chiffres de ventes : 210.000 exemplaires écoulés de par le monde depuis l'introduction de la première génération en 2021. La seconde génération ne révolutionne donc rien, mais se renforce sur tous les points pour s'assumer pleinement en tant que "vraie" voiture en gommant les compromis imposés par sa devancière.

Plus grande et plus cossue
Poour sa seconde génération, la Spring grandit de 15 com pour porter sa longueur totale à 3,85 m. La largeur progresse quant à elle encore plus, de 18 cm. Il en ressort une voiture avec une toute autre stature.

De nouvelles dimensions qui ont un impact sensible à bord, notamment au niveau des épaules pour les passagers avant. A l'arrière, les adultes auront également un peu plus d'aisance. La Spring reste toutefois une places. Quant au coffre, il progresse également, à 337 litres désormais, et un frunk de 18 litres fait son apparition sous le capot avant pour accueillir le câble de recharge. Signalons d'ailleurs que la prise de charge n'est désormais plus au centre de la calandre, mais bien sur l'aile avant droite.

Si les habillages restent évidemment majoritairement faits de plastiques durs, le tableau de bord est néanmoins revêtu d'un bandeau texturé et coloré, qui rompt habilement la sobriété de l'habitacle. Dans la version la plus huppée, deux écrans désormais : 7 pouces pour l'instrumentation numérique (de série sur toutes les versions) et 10,1 pouces pour le multimédia. Sur la version de base, ce dernier est remplacé par un système que Dacia appelle "Bring you own device", qui permet à l'utilisateur d'utiliser son propre smartphone, notamment pour la navigation. Une solution intelligente, tout comme le système Youclip permettant de fixer supports de rangement, liseuse, portes-boissons, etc aux quatre coins de l'habitacle.
250 bornes : plus qu'il n'en faut !
Côté technique, cette Spring mutualise sa plateforme et un certain nombre d'éléments avec la nouvelle Renault Twingo. A ce titre, elle reçoit désormais un unique moteur de 80 chevaux alimenté par une batterie de 27,5 kWh qui promet jusqu'à 250 km d'autonomie. Cela peut paraitre peu, mais Dacia rappelle que les utilisateurs de Spring parcourent en moyenne 34 km par jour. Une charge complète devrait permettre à nombre d'entre eux d'espace les recharges d'une bonne semaine.

Sur ce point, la Spring laisse le choix des armes : de série, seul un chargeur embarqué de 6,6 KW est fourni. Il faudra donc compter 2h55 minutes pour recharger complètement la batterie sur une Wallbox. En option, cette puissance pourra passer à 11 kW, doublée d'un chargeur rapide en courant continu (DC) de 50 kW. Résultat : 1h55 min sur Wallbox, et 28 minutes pour passer de 15 à 80% sur une borne publique. De quoi apporter plus un supplément de polyvalence à la citadine roumaine, qui permet toujours de brancher des appareillages électriques (trottinette, outillage….) sur son port de recharge moyennant un petit adaptateur.

Made in Europe
C'est aussi parce qu'elle partage ses dessous avec la Twingo que la Spring en utilise désormais les chaines de production de Novo Mesto, en Slovénie. Un choix géographique qui lui permet notamment de devenir éligible aux primes à l'achat sur les marchés qui en proposent, alors que sa production en Chine en privait sa devancière. De quoi tirer les prix vers le haut ? Oui mais de manière très mesurée. Dacia annonce un prix d'appel sous les 18.000€, et l'ensemble de la gamme sous les 20.000€. La Spring prendra son premier bain de foule au Mondial de l'Auto début octobre, avant un lancement chez nous prévu en janvier, pour le Salon de Bruxelles.
