"Elle croyait vraiment que j'étais un baraki !": Martin Charlier, alias Kiki L'Innocent, en couple avec la célèbre bourgmestre de Verviers
L'humoriste du Grand Cactus et la politique Muriel Targnion sont ensemble depuis deux mois et agitent la planète people. "Mais elle est à des kilomètres de la réputation qu'on peut lui faire"
- Publié le 01-06-2021 à 16h18
- Mis à jour le 02-06-2021 à 13h57

"On s'est rencontré via un ami en commun mais on ne se connaissait pas du tout, nous glisse le Liégeois Martin Charlier au sujet de son nouvel amour qui n'est autre que la très connue bourgmestre de Verviers. Le plus marrant est qu'on se connaissait par personne interposée… bien que je me suis rendu compte que je la connaissais plus qu'elle ne me connaissait. Ce n'est pas qu'elle n'aime pas l'humour, car elle rigole beaucoup, mais c'est plutôt la télé qui n'est pas son truc. Elle ne la regarde jamais. La seule image qu'elle avait de moi est celle de mon personnage Kiki L'innocent, supporter du Standard. Et j'ai appris après qu'elle croyait vraiment que j'étais supporter et que j'étais un vrai baraki (sourire) ! Je lui ai dit : 'mais non, c'est parce que je suis à ce point bon acteur que j'arrive à te le faire croire (sourire !)'"
Tous deux fans du Standard et du football en général (les Diables rouges), Martin Charlier -que l'on reverra bientôt en spectacle mais aussi en Kiki L'innocent avec Jérôme de Warzée lors de l'Euro 2020- n'en revient toujours pas de ne l'avoir jamais croisé vu qu'ils sont originaires de la même région. C'est donc finalement la période Covid qui y aura aidé. "Cela fait une dizaine d'années que je suis un peu connu et que je tourne dans les salles de l'arrondissement de Verviers, nous confesse l'humoriste du Grand Cactus de la RTBF. J'ai circulé dans pas mal d'événements, c'est donc incroyable qu'on ne s'est jamais croisé ni jamais été présenté officiellement l'un à l'autre. Je sais juste qu'on était sur le même site lorsque le tour de France a démarré de Verviers en 2017, mais sans se croiser."
Quel a été le déclic entre vous ?
"On s'est vu deux, trois fois et cela n'a pas du tout été une drague intensive de part et d'autre. Les choses se sont faites plutôt très naturellement et cela nous a très très vite paru comme une évidence. Petit à petit, on s'est laissé aller par ce qui se passait depuis un petit deux mois maintenant. On est bien accroché malgré la petite différence d'âge. Elle vient de fêter ses 50 ans la semaine dernière et moi j'en ai 44. Mais ça ne me dérange pas car je n'y pense même pas. C'est juste au moment de le fêter qu'on s'en rend compte !"
Être deux personnalités connues aide aussi à surmonter les difficultés ?
"Quand les deux personnes ne sont pas sur le même niveau, j'ai souvent eu ça comme problème en couple, ça peut coincer. C'est un point sur lequel on se comprend bien. Elle est en politique et moi dans l'humour. Il peut aussi y avoir un problème de concurrence si je m'imagine avec une humoriste, par exemple. Une jalousie ou une concurrence en fonction du succès de l'autre pourrait se créer. Ici, c'est très sain. Elle a appris à me connaître et a découvert d'autres facettes de moi. L'artiste complet, piano, écriture, chant, langues, etc. qu'elle n'imaginait pas."
Et vous connaissiez aussi sa réputation dite sulfureuse (exclue du PS en juillet 2020, Muriel Targnion fut aussi présidente de l'intercommunale Enodia, ex-Publifin, alors en pleine tourmente) que le Cactus avait déjà parodiée.
"On en a rigolé peut-être une fois mais c'est tout. Ces affaires, on en a déjà parlé et ça ne me gêne pas. Tout ce que j'ai déjà appris dans mon métier est que l'on peut vite avoir des réputations dont on n'est pas maître. Et encore, on est relativement épargné dans l'humour. Je sais ce que sont des fausses vérités et c'est d'autant plus vrai en politique. Un milieu dans lequel, moi, je ne voudrais pas être. Quand je la connais, c'est à des kilomètres de la réputation qu'on lui fait. J'ai déjà pu le constater."
Une Verviétoise avec un habitant de Herve. Mais on imagine qu'il n'est pas encore question d'habiter ensemble ?
"Je suis en effet plus souvent à Verviers qu'elle à Herve. En tant que bourgmestre, elle est attachée à sa ville jusqu'en 2024 donc elle ne pourra pas bouger. À moins qu'on rattache les deux communes et qu'on la baptise Verve (rire) ! Je suis devenu propriétaire en avril et je n'ai jamais été aussi peu chez moi depuis que je suis propriétaire. Mais j'aurais aussi du mal à quitter Herve."
Tout comme sortir de l'humour pour faire une reconversion en politique ?
"Je suis fort intéressé par la politique belge et étrangère, cela faisait même partie de mes études de traduction. C'est un sujet qui me passionne mais il m'est impossible d'en faire partie. Comme artiste, je veux garder une certaine indépendance par rapport à ça, garder ma liberté de ce je pense. Si je n'avais pas fait artiste, la question se poserait mais là, elle ne se posera jamais."