Victor Belmondo, petit-fils de Jean-Paul: "Ce n'est pas une pression, c'est juste mon nom"
Rires, plaisanteries… L'entente est au rendez-vous entre Camille Razat et Victor Belmondo qui sont au casting de la mini-série "Le Rouge et le noir" diffusée ce mardi sur La Trois (RTBF). Ils nous reçoivent dans un palace cannois le temps d'une interview.

- Publié le 02-06-2026 à 15h42

Fan d'adaptation historique ? La RTBF diffuse ce mardi sur La Trois la mini-série Le rouge et le Noir. Cette adaptation du roman de Stendhal signée Gaël Morel, réunit Camille Razat (connue pour son rôle dans Emily in Paris), Virginie Ledoyen et Victor Belmondo, le petit-fils de Jean-Paul Belmondo qu'on a déjà pu voir dans d'autres mini-séries, dont Notre-Dame, la part du feu et Bardot.
Dévoilé en avant-première au Festival Cannes Séries le 24 avril, le premier épisode annonce la couleur : romance, trahison, suspens… Un véritable "Gossip girl historique", comme nous l'a expliqué le casting rencontré à cette occasion.
Adapter un classique, était-ce un rêve ?
Camille Razat : "Complètement, j'en rêvais. Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de participer à des projets historiques, parce que ça coûte très cher."
Victor Belmondo : "J'avais aussi très envie de faire un projet historique. Je savais que je retravaillerai un jour avec Gaël Morel (NdlR : le réalisateur de la série). Quand il m'a dit que ce serait Le Rouge et le Noir, j'étais ravi. C'était hyper excitant."
Interpréter une œuvre classique, n'est-ce pas trop contraignant en termes de création et d'improvisation ?
Camille Razat : "Dans les contraintes, on trouve encore plus de liberté. Ce langage un peu soutenu, imposé par Le Rouge et le Noir, on a la possibilité de le rendre encore plus naturel. Il y a un vrai travail, un équilibre à trouver."
Victor Belmondo : "Je ne dirais pas que c'est une contrainte. Oui nous devons respecter ce que l'auteur a imaginé, mais en même temps, il faut y apporter notre patte à nous. Je vois également cela comme une grande liberté."

Qu'est-ce qui a été le plus dur pour vous dans votre interprétation ?
C.R : "Bizarrement, je suis toujours stressée la veille d'un tournage. Là, pas du tout. J'ai eu un vrai coup de cœur pour Gaël Morel. C'est pareil pour Victor. C'est quelqu'un qui a une grande écoute, qui est généreux sur un plateau, et avec qui je m'entends très bien dans la vie. J'ai été à l'aise tout de suite."
V.B : "Il est vrai qu'avec le tournage, Camille et moi avons développé une complicité. Nous nous sommes marrés à chaque fois, tous les jours entre les prises. Franchement, s'il devait y avoir quelque chose de challengeant, ça ne l'a pas été pour toutes ces raisons."
Gaël Morel a expliqué, lors d'une conférence de presse, avoir du mal avec les séries à rallonge. Partagez-vous la même vision que lui, alors que vous participez depuis plusieurs saisons à la série Emily in Paris ?
C.R :"Je pense qu'il a peut-être été mal compris. Ce qui est important pour lui quand on fait une série, c'est d'avoir un début et une fin, d'avoir un nombre de saisons limité et d'en avoir pleinement conscience au moment de l'écriture. Mais effectivement, ça ne se passe jamais comme ça aujourd'hui. Moi-même, j'ai déjà eu l'expérience de séries où ils écrivaient pendant qu'on tournait. Pourquoi ? Car les auteurs font ensuite un retour d'audience. Ils peuvent prendre conscience des personnages qui plaisent le plus et des intrigues les plus 'catchy'. Ils peuvent alors faire évoluer l'intrigue en fonction."
Est-ce que participer au Rouge et le Noir était une volonté pour vous de vous dissocier de votre personnage dans Emily in Paris ?
C.R : "Je pense qu'on n'arrêtera jamais de m'associer à ce personnage et je le comprends. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas forcément d'aller à contre-courant, c'est juste de ne pas m'ennuyer, et notre travail permet ça. Connaître une multitude de rôles, une multitude de vies, c'est ce qui est le plus intéressant dans notre métier. J'ai un profond respect pour les acteurs de Friends, car je serai personnellement incapable d'interpréter le même rôle pendant quinze ans. C'est pour cette raison que je recherche des projets complètement différents, et pour éviter effectivement que les gens ne me mettent dans une seule boîte."
Est-ce que la série est aujourd'hui l'avenir pour les acteurs ?
V.B : "La série a un avenir, et un avenir prometteur. C'est une partie de notre métier aujourd'hui. Les frontières n'existent quasiment plus. En tant qu'acteurs, on peut naviguer entre le cinéma, la plateforme, la télévision, le théâtre, sans grande crainte et sans grande difficulté. Mais je pense que la série ne va faire que grandir."
Quelle est votre série préférée, quand vous avez besoin d'être réconforté ?
C.R : "Une de mes séries préférées du moment est Pluribus, parce que je trouve que c'est dans un registre unique, un peu dans l'esprit de Severance. Mais pour me réconforter : Gossip Girl. Sans aucun doute."
V.B : "Pour moi c'est H. J'ai grandi avec le coffret DVD que je mettais en boucle. Quand j'ai besoin de rigoler ou d'avoir un moment réconfortant, je mets H."
"Je ne me pose pas trop la question de savoir si c'est une pression ou pas. C'est juste mon nom."
Qu'aimez-vous le moins dans votre métier ?
V.B : "Bonne question. Certainement l'incertitude, qui est inhérente à ce métier. C'est un travail où on ne sait pas souvent de quoi demain est fait. Il faut être serein avec cette idée-là, savoir que ça fait partie du job également."
C.R : "Ce que je déteste, c'est l'attente. Attendre que le téléphone sonne, attendre que tout soit prêt… Parfois, on arrive le matin à 7 h sur un tournage et on attend jusqu'à 18 h sans rien faire. Et puis d'un coup, il faut rentrer la scène en dix minutes parce que c'est la fin de la journée. C'est vraiment désagréable. C'est aussi ça, notre métier."
Le métier d'acteur est une histoire de famille pour vous, Victor Belmondo. Est-ce que porter ce nom n'est pas une forme de pression ?
V.B : "Non, ce n'est pas une pression. Ce n'est pas un nom qu'on m'a donné à un moment en me disant : 'Voilà, maintenant tu vas t'appeler Belmondo, et voilà ce que ça engendre.' Je suis né avec, j'ai grandi avec, ça a toujours été mon nom. Donc je ne me pose pas trop la question de savoir si c'est une pression ou pas. C'est juste mon nom."