Crime à Mont-Saint-Guibert: François Lavency condamné à 22 ans de réclusion et 10 ans de mise à disposition du TAP

La cour d'assises du Brabant wallon a condamné mercredi François Lavency à 22 ans de réclusion suivis de 10 ans de mise à disposition du tribunal d'application des peines. Cette peine complémentaire, indique l'arrêt, est justifiée par la dangerosité particulière du condamné, sa facilité de passage à l'acte et son intolérance à la frustration.

 Il semble que la victime ait fustigé, le jour du drame, lors d’un coup de fil à une amie, certaines attitudes de François Lavency lorsqu’il était chez elle. Celui-ci était sur place à ce moment…
Crime à Mont-Saint-Guibert: François Lavency condamné à 22 ans de réclusion et 10 ans de mise à disposition du TAP ©BELGA 

Mardi soir, dans un premier arrêt portant sur la culpabilité, la cour d'assises avait déclaré François Lavency, 25 ans, coupable du meurtre de Christine Francis commis le 4 mai 2022 à Mont-Saint-Guibert.

L'arrêt rendu mercredi ne reconnaît aucune circonstance atténuante au condamné, en soulignant que la victime née en 1958 avait été bienveillante avec François Lavency et lui avait apporté une aide.

Cette absence de circonstances atténuantes est conforme aux réquisitions prononcées mercredi matin par l'avocate générale Émilie Willems. Elle avait alors suggéré à la cour d'infliger une peine de 26 ans de réclusion au condamné, et d'ajouter à cette peine principale une mise à disposition du tribunal d'application des peines durant dix ans.

L'arrêt rendu mercredi souligne l'extrême gravité des faits commis, et l'acharnement de François Lavancy sur la victime, qui a connu une mort brutale. Aucune circonstance atténuante n'est reconnue et la décision souligne à cet égard que l'accusé lui-même a qualifié Christine Francis, qui était née en 1958, de "personne la plus gentille du monde". La victime était de ceux qui s'étaient montrés bienveillants envers François Lavency, et lui avait tendu la main alors qu'il a connu une jeunesse très difficile.

L'arrêt souligne les traits de personnalité borderline, antisociaux et autocentrés décrits par les experts qui ont examiné le condamné. Tout comme son impulsivité et sa facilité de passage à l'acte révélée par de multiples incidents violents dans son parcours de vie.

Les dix ans de mise à disposition du tribunal d'application des peines, que les avocats de la défense avaient tenté de combattre lors des plaidoiries de mercredi matin, sont ajoutés à la peine principale. L'arrêt le justifie par la "dangerosité particulière" de l'accusé, vu sa facilité de passage à l'acte et de son intolérance à la frustration.

Une fois la décision rendue, le président De Grève a expliqué à François Lavency qu'il avait connu une jeunesse chaotique, que des perches lui avaient été tendues, mais qu'il donnait l'impression de les avoir toutes cassées. "Vous avez maintenant devant vous une période durant laquelle vous pouvez vous remettre en question. Vous avez 25 ans, vous avez encore la vie devant vous. Je suis persuadé que vous avez tous les atouts en main", a ajouté le président.

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