Il part essayer une moto… et ne revient jamais: le tribunal du Brabant wallon le condamne à deux ans de prison ferme
Après avoir menti à la police, un habitant de Seneffe n'est pas venu s'expliquer devant le tribunal correctionnel. Il est condamné sévèrement.
- Publié le 22-07-2026 à 14h00

La vente d'une moto par un habitant du Brabant wallon ne s'est pas déroulée comme prévu, l'an dernier. Une personne qui se disait intéressée est venue l'essayer… et a disparu au guidon de l'engin.
Mais la victime est cependant parvenue à localiser où se trouvait son bien et, en plus de déposer plainte pour vol, elle a pu préciser à la police que la moto en question semblait se trouver à une adresse située à Seneffe.
Les enquêteurs se sont donc rendus sur place et ont demandé à l'occupant des lieux s'ils pouvaient entrer pour faire une petite vérification. Ils ont essuyé un refus net, l'homme précisant qu'il n'y avait de toute façon chez lui aucune moto volée à qui que ce soit.
On s'en doute, les policiers n'ont pas pris cette déclaration pour argent comptant. Ils ont obtenu l'autorisation de pénétrer dans le domicile… et y ont trouvé une moto partiellement démontée. C'était bien celle qui avait été volée au vendeur.
Le suspect a alors livré sa version des faits, censée le disculper complètement et prouver sa bonne foi dans cette histoire. Pour être crédible, il a détaillé son récit. Il a expliqué qu'il n'avait rien volé du tout, mais, effectivement, un peu auparavant, il avait bien acheté une moto à une personne qu'il ne connaissait pas.
Les caractéristiques de l'engin l'intéressaient, et un rendez-vous avec le vendeur avait été fixé au terrain de football d'Arquennes. L'homme a précisé aux policiers non seulement le lieu précis de la transaction, mais aussi le jour où celle-ci a été conclue.
Sans doute sans savoir qu'il y avait des caméras de surveillance installées sur place. Les enquêteurs ont eu accès aux images enregistrées à la date donnée par le soi-disant acheteur. Et sur les bandes, il n'y avait absolument rien qui ressemblait à une vente de moto…
Cité devant le tribunal correctionnel pour une prévention de vol, l'homme ne s'est pas présenté pour s'expliquer. Alors qu'il a déjà fait l'objet de quatre condamnations dont certaines déjà pour des vols, et que sa "carrière" de délinquant a commencé quand il était encore mineur d'âge.
Le ministère public avait dès lors requis, en son absence, une peine d'emprisonnement ferme.
Le tribunal a prononcé un jugement conforme à ces réquisitions: par défaut, le Seneffois écope de deux ans d'emprisonnement ferme et d'une amende de 1 000 euros.