Extension de la carrière: un projet de convention entre la Commune de Rebecq et Heidelberg Materials
Peu avant le début de l'enquête publique sur l'extension de la carrière de Quenast, le conseil communal de Rebecq s'est penché sur une future convention entre la Commune et Heidelberg Materials. Objectif: veiller à ce que les remarques et demandes des autorités communales soient prises en compte.
- Publié le 24-10-2026 à 14h00

Deux jours avant le début de l'enquête publique, ce jeudi 22 octobre, le dossier d'extension de la carrière de Quenast était déjà abordé au conseil communal de Rebecq, le mardi 20 octobre. La raison ? Une convention sera établie entre la Commune et Heidelberg Materials, l'exploitant. Plutôt intriguant…
Le bourgmestre Dimitri Legasse (Union citoyenne) a tenté à deux reprises d'expliquer le projet, avec un détail de taille: il ne s'agissait ici que d'un point d'information, qui ne demandait pas de vote ou de décision formelle. Il a d'abord planté le décor, en rappelant que le 22 avril 2025, le conseil communal avait refusé la suppression de voirie et la création de son alternative. Le 6 juin de la même année, c'est le collège communal qui avait remis un avis négatif sur la demande de permis unique. Le 7 septembre dernier, le demandeur avait alors déposé des plans modificatifs.
Prendre en compte les remarques de la Commune
"Cette convention a justement pour objectif que le demandeur réponde au mieux à l'ensemble des remarques formulées aussi bien par le collège que par le conseil communal", a indiqué le bourgmestre le 20 octobre.
Un peu plus tard, il a ajouté que "la convention a pour but de reprendre tous les remarques et demandes que nous avons formulées et que nous formulerons, au-delà du fait que les autorités régionales octroient ou non le permis. Autrement dit, si les fonctionnaires octroient le permis sans reprendre toutes nos remarques, nous serions lésés, et la population également. Raison pour laquelle nous avons inscrit dans une convention, avec un fonctionnement et des intérêts en cas de retard, un maximum d'éléments."
D'autant plus que certains aspects du projet ne se retrouvent pas dans un permis unique, comme des aménagements qui se trouveraient en dehors du périmètre du permis. "Ce qui est le cas au niveau, par exemple, de la connexion à penser avec les voiries existantes, ainsi que la mobilité douce", a développé Dimitri Legasse.
Car rappelons que Heidelberg Materials souhaite supprimer la drève Léon Jacques et la remplacer par une voirie alternative. "Certains éléments se retrouveront dans le permis et dans la convention. Car dans un permis, vous pouvez ne pas tout mettre en œuvre tout de suite. Si c'est inscrit dans la convention et qu'il y a même des indemnités prévues, il y a plus de chances que ce soit réalisé."
"La décision ne devrait pas être prise par un parti politique, mais par les citoyens"
Les deux groupes d'opposition, Rebecq Vivant et Rebecq Autrement, ont encore formulé une série de remarques, notamment sur l'aménagement de la fameuse liaison cyclo-piétonne."Dans les plans modificatifs ou la convention, nous constatons qu'une partie des demandes formulées par le collège communal a été prise en considération. Toutefois, pour d'autres demandes, les réponses apportées nous apparaissent nettement moins évidentes, comme la protection des habitations du quartier de la Genette contre les nuisances ou certaines mesures environnementales", a commenté Bruno Valkeneers (Rebecq Vivant).
Sybille Béliard (Rebecq Autrement) a regretté que la mission d'évaluer l'application de la future convention soit confiée à un comité de pilotage et non au comité de suivi des carrières, composé notamment de riverains: "Vu l'implication communale sur 133 ans, la décision ne devrait pas être prise par un parti politique, mais par les citoyens."
Un texte qui doit encore évoluer
À noter enfin que la convention n'est pas finalisée. On peut imaginer qu'au moins une partie des réponses obtenues lors de l'enquête publique se retrouvera dans une nouvelle version de ce texte.